Top idées cadeaux pour les amateurs de thé, la boisson incontournable des Britanniques

  • par

Un gentleman prend le thé le matin avec une dame dans son boudoir. Credit : Wellcome Collection

Les Britanniques n’ont pas toujours consommé du thé, cette boisson apparut il y a environ 5 000 ans en Chine. Introduit en Europe par les Néerlandais, la boisson fut d’abord consommée par la haute société à cause de son prix. Si le premier salon de thé fut établi en 1652 à Londres, c’est sans aucun doute Catherine de Bragance, Portugaise, épouse de Charles II et accro au thé, qui participa à établir le breuvage comme une boisson à la mode, d’abord à la Cour puis parmi les riches.

Profitant de ce mouvement pour se faire de l’argent, la Compagnie britannique des Indes orientales se mit à importer du thé en Angleterre, qui devint ainsi une boisson populaire dans les cafés auprès des hommes de la classe moyenne et supérieure, tandis que les femmes consommaient le thé chez elle. Le système de taxe rendit cependant le thé inaccessible à la classe populaire qui voulait pourtant en boire. Naturellement, les criminels entrèrent en action pour combler la demande et faire entrer en contrebande le thé. Et ce qui commença comme un petit commerce illégal se transforma pour être au 18e siècle un véritable réseau criminel organisé, important illégalement jusqu’à 7 millions de livres par an — soit plus que sur le marché légal qui en importait 5 millions !

En 1784, le gouvernement arriva à la conclusion que la taxation créait plus de problèmes qu’autre chose et le nouveau premier ministre, William Pitt, fit passer la taxe de 119% à 12.5%. Cela rendit le thé accessible, et le trafic illégal stoppa immédiatement.

Lire la suite »Top idées cadeaux pour les amateurs de thé, la boisson incontournable des Britanniques

Halloween : Comment célébrait-on cette fête à l’ère victorienne ?

  • par

Snap-Apple Night, tableau peint par l’artiste irlandais Daniel Maclise en 1833

La veille d’Halloween, dit-on, le voile entre le monde des vivants et des morts s’affine. Les esprits peuvent marcher sur Terre et entrer en contact avec les vivants. La fête folklorique serait par ailleurs un héritage de Samain, festival consacré à la transition entre les saisons et aux préparatifs des vendanges chez les Celtiques.

Feux de joie, défilés, et déguisement se produisaient pour chasser les morts. De la nourriture était laissée dans des bols devant les portes pour apaiser des esprits. Et des sacrifices humains et d’animaux auraient été pratiqués pour honorer les morts et les Dieux.

À l’image de Jack O’Lantern, cela fait partie des histoires qui se racontent sur Halloween. Car, il n’existe en vérité aucune preuve que la fête celtique était une célébration des morts – et il n’existait tout simplement pas une simple identité celte avec des rites bien établis.

Lire la suite »Halloween : Comment célébrait-on cette fête à l’ère victorienne ?

25 romans irlandais à lire, de Ulysse à Brooklyn

  • par

Il y a plusieurs années de cela, BBC Culture a établi une liste des 100 meilleurs romans britanniques (selon le reste du monde). Cette dernière excluait ainsi les auteurs irlandais comme James Joyce.

Et bien que l’Irlande soit une petite île au large de la côte ouest de la Grande-Bretagne, elle est le berceau d’une riche littérature, ayant une contribution au monde littéraire disproportionnée par rapport à sa taille.

Les œuvres les plus connues en dehors du pays sont sans surprise de langue anglaise, ce qui nous conduit finalement à cette selection de 25 romans irlandais à lire:

Ulysse James Joyce - Romans Irlandais a lire  Les Voyages de Gulliver Jonathan Swift - Romans Irlandais a lire  Le Portrait de Dorian Gray Oscar Wilde - Romans Irlandais a lire

  • Ulysse (James Joyce, 1922) – Les pérégrinations de Leopold Bloom (Ulysse) et Stephen Dedalus (Télémaque) à travers la ville de Dublin lors d’une journée ordinaire.
  • Les Voyages de Gulliver (Jonathan Swift, 1726) – Gulliver débarque, bien malgré lui sur l’île des Liliputiens. C’est un géant dans un monde de nains. Et si les nains ont peur de cette invasion, ils trouvent rapidement le moyen de se défendre. Puis, Gulliver se retrouve chez les Brobdingnag, un peuple de géants où lui-même n’est qu’un nain. Là encore, son intelligence ne sera pas de trop pour lui laisser la vie sauve.
  • Le Portrait de Dorian Gray (Oscar Wilde, 1890) – Dorian Gray, jeune dandy séducteur et mondain, a fait ce voeu insensé : garder toujours l’éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et de ses péchés. Et de fait, seul vieillit le portrait où se peint l’âme noire de Dorian qui, bien plus tard, dira au peintre : «Chacun de nous porte en soi le ciel et l’enfer.»

Lire la suite »25 romans irlandais à lire, de Ulysse à Brooklyn

Que veut dire fiddlesticks ?

  • par

fiddlesticks interjection

Nous remontons présentement au 15e siècle pour trouver l’origine de l’interjection fiddlestick, découlant de ‘fiddle sticks’ (littéralement bâtons de violon), soit l’archet utilisé pour jouer du violon. Cela s’écrivait alors fydylstyks.

Au 17e siècle, Thomas Nashe utilisa donc le mot dans sa pièce Summer’s Last Will and Testament pour pointer du doigt quelque chose d’absurde (A fiddlesticke! ne’re tell me I am full of words). Pourquoi ? Semble-t-il, car le mot sonne comme un mot d’humour. Cette définition est ainsi entrée dans le vocabulaire.

Lire la suite »Que veut dire fiddlesticks ?

Marianne North, Chasseuse de plantes (1830-1890)

  • par

Marianne North (1830-1890)Marianne North et son père Frederick North se rendaient souvent dans les jardins botaniques royaux de Kew. Au cours d’une de leur visite, le directeur, botaniste et ami de la famille William Jackson Hooker offrit à Marianne un bouquet suspendu de l’Amherstia nobilis, une plante originaire de Thaïlande et de Birmanie qu’elle décrivit comme ‘une des plus grandioses fleurs qui existe’. Nous étions en 1856 et Marianne nourrissait le désir ardent de se rendre dans un pays tropical pour y peindre sa végétation.

Botaniste, illustratrice et voyageuse hors du commun, Marianne North est née le 24 octobre 1830 à Hastings au sein d’une riche famille victorienne. Ainée d’une famille de trois enfants, Marianne était très proche de son père Frederick North, un riche propriétaire terrien et député libéral du comté de Hastings. Sa mère Janet était la fille de Sir John Marjoribanks, baron de Lees et député écossais.

Lire la suite »Marianne North, Chasseuse de plantes (1830-1890)

Les « épouses-tabacs » de Jamestown

  • par
Jamestown serie tv anglaise

Les héroïnes de la série Jamestown : Les conquérantes, inspirées par les épouses-tabacs.

Elles ont été appelées les mariées de Jamestown, les épouses-tabacs (tobacco wives) ou encore les mariées par correspondance (mail-order brides). Ces noms et bien d’autres furent donnés aux femmes qui ont immigré d’Angleterre pour s’installer à Jamestown, en Virginie au XVIIIe siècle, pour assurer l’avenir de la colonie.

Première colonie britannique permanente sur le continent américain (Roanoke ayant disparu dans d’étranges circonstances), Jamestown fut fondée le 14 mai 1607 au nom de la Virginia Company of London. Trois vaisseaux composaient la flotte, avec un équipage purement masculin, ayant pour but d’explorer et de déterminer comment bien utiliser les ressources de la Virginie pour que la compagnie puisse en tirer profit.Lire la suite »Les « épouses-tabacs » de Jamestown

Élisabeth Ire et le bonhomme de pain d’épices

  • par

Le bonhomme de pain d’épices ou « Gingerbread Man » n’est pas qu’un personnage de contes merveilleux. C’est aussi un biscuit en pain d’épices que l’on retrouve traditionnellement en hiver et dont on doit l’invention à la Reine Élisabeth Ire (1558-1603).

Revenons d’abord un peu en arrière : le gingembre fait son arrivée en Europe au Moyen-âge, avec le retour des Croisés après des années à se battre au Moyen-Orient. Les boulangers l’utilisent ainsi pour en faire des biscuits qui se vendent dans les foires.Lire la suite »Élisabeth Ire et le bonhomme de pain d’épices