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Histoire

Lawrence Durrell : Une chronologie de la vie de l’auteur du Quatuor d’Alexandrie

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by (John) Edward McKenzie Lucie-Smith, bromide print, April 1970

Lawrence Durrell en avril 1970

Surtout connu pour son Quatuor d’Alexandrie dont le premier roman, Justine, appartient aux 1000 romans que tout le monde doit lire selon The Guardian, Lawrence Durrell fut un prolifique écrivain britannique qui fut poète, romancier, biographe et plus encore.

Plus que lui-même, Lawrence Durrell est un personnage qui a également pris vie dans les pages de la trilogie Corfou de son frère Gerald. Dans cette dernière, le dernier de la famille y relate – ou tout du moins délivre une œuvre fictionnelle inspirée par son existence – le séjour sur l’île Grecque de sa famille – qui est complété par leur mère Louisa, leur frère Leslie et sœur Margaret “Margo » Durrell (1919-).

Ma Famille et Autres Animaux, premier de la trilogie, est peut-être le livre le plus connu prenant place à Corfou et a donc connu différentes adaptations dont une récente sur ITV avec Keeley Hawes dans le rôle de la mère.

Le portrait imaginé de Lawrence Durrell (et de sa famille) dans la série se présente comme une opportunité pour retracer l’histoire de cet auteur pour découvrir ou redécouvrir la vérité sur sa vie et ses œuvres.
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Pimm’s, le plus british des cocktails

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Pimm's

Il est difficile de faire plus british que le Pimm’s. Cette marque d’alcool qui a été produite pour la première fois en 1823 par James Pimm ( qui est détenu par Diageo depuis 1997) est donc une sorte d’institution en Angleterre. Son produit le plus populaire est le Pimm’s No. 1 Cup

Une petite note d’histoire

Fils du fermier James Norris Pimm et de son épouse Susannah, James Pimm est né et a grandi à Newnham dans le Kent. Il fera ses études à Édimbourg en Écosse où il se consacrera à la théologie. Alors au début de sa vingtaine, James s’installe à Londres où il s’établit en tant que semeur de crustacés, première étape dans sa carrière dans la restauration. Pas grand-chose à voir avec la théologie donc.

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Passé et présent : Londres durant le Blitz

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C’est à l’occasion du 75e anniversaire de la fin du Blitz (qui était le 10 mai) que The Telegraph a mis en ligne une galerie d’images juxtaposant Londres durant cette campagne de bombardements stratégiques durant la Seconde Guerre mondiale menée par l’aviation allemande à la ville de nos jours. De nouveau un lieu, deux époques où se confondent une ville bombardée et marquée par la destruction et un Londres moderne.

19 septembre 1940, près de St Pancras Station.

19 septembre 1940, près de St Pancras Station.

1941, à Holborn Circus.

1941, à Holborn Circus.

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Le passé et le présent fusionnent sur ces photographies de Londres

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Une ville change vite, et cela est encore plus vrai lorsque vous parlez de la capitale du Royaume-Uni. Le changement à travers le temps passe autant par des constructions archéologiques que par notre style vestimentaire.

En mars 2015, London’s Evening Standard publiait des photographies de Londres réalisées par de Gareth Richman où passé et présent dans la ville fusionnaient. Photoshop peut bel et bien faire des miracles parfois et le fameux logiciel permet ainsi de mettre en parallèle un lieu à deux époques, nous montrant un monde en noir et blanc qui est devenue couleur, des constructions qui se sont terminées ou tout simplement l’évolution de la société.

Le Routemaster en 1956 se transforme en l'un des nouveaux bus de Londres.

Le Routemaster en 1956 se transforme en l’un des nouveaux bus de Londres.

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Mr Selfridge : Une chronologie de la vie d’Harry Gordon Selfridge qui modernisa la vente au détail britannique

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Harry Gordon Selfridge

Harry Gordon Selfridge

En France, lorsque l’on parle de grand magasin à Londres, on vous dit d’aller visiter Harrods, dans le quartier de Knightsbridge. Une réponse qui peut trouver son origine dans l’image de luxe cultivé par l’entreprise. Autant dire que l’on boudait Selfridges ou l’on ignorait tout simplement l’existence de ce grand magasin.

Harrods existait depuis 75 ans lorsqu’Harry Selfridge ouvrit son grand magasin à Oxford Street en 1909. Si le premier a un train d’avance considérable, Harry Selfridge était assez confiant pour parier en 1917 avec Sir Woodman Burbidge, directeur général d’Harrods que Selfridges dépasserait les revenus d’Harrods dans 10 ans.

La nature de parieur de Harry aura eu raison de lui. En 1927, il était loin d’avoir égalé Harrods. Il reconnut sa défaite en faisant parvenir à Burbidge une reproduction miniature en argent du magasin, un objet qui peut être vu de nos jours à la banque d’Harrods.

Les deux magasins possèdent donc une histoire commune, si on peut dire et méritent sans aucun doute qu’on aille voir les deux.

Alors que la série Mr Selfridge consacré au fondateur de Selfridges touche à sa fin en Angleterre sur ITV, c’est le moment de retracer l’histoire de cet américain qui a laissé son empreinte sur le monde du shopping au Royaume-Uni.

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Frankenstein, le trafic de cadavres et la loi sur l’anatomie 1832

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Des profanateurs de sépultures au travail. Peinture se trouve sur un des mures du Old Crown Inn à Peincuik en Ecosse.

Peinture de profanateurs de sépultures au travail (Visible à Old Crown Inn, Peincuik en Ecosse).

1832 au Royaume-Uni est plus connu – sur un plan politique – pour le passage du Reform Act qui modifia le système électoral. C’est aussi cette année-là que fut passée la loi sur l’anatomie de 1832 (ou L’Anatomy Act 1832) qui se trouve d’ailleurs être l’un des sujets de The Frankenstein Chronicles.

Cette série britannique mettant en scène Sean Bean nous ramène dans l’Angleterre de Mary Shelley, à une époque où la demande croissante en cadavres pour les recherches scientifiques a entrainé l’exhumation clandestine de corps et créée un fort trafic de cadavres.

La connexion entre ce trafic et la conception de Frankenstein est donc évidente. Victor avait besoin de corps pour créer son monstre et il les trouvait principalement dans « les caveaux et les charniers » :

Les ténèbres n’avaient point d’effet sur mon imagination, et un cimetière n’était, à mes yeux, que le réceptacle de corps privés de vie qui, après avoir été le temple de la beauté et de la force, étaient devenus la nourriture des vers. Voici que j’étais amené à examiner la cause et les étapes de cette corruption, et contraint de passer des jours et des nuits dans les caveaux et les charniers. (Frankenstein, Chapitre 4.)

Publié une première fois en 1818, puis réédité en 1823 et 1831, Frankenstein fait écho au travail des scientifiques qui, en ouvrant les cadavres, enchainait les découvertes importantes pour une meilleure compréhension du corps humain. Victor ira bien entendu trop loin, comme d’autres dans la réalité.

À la fin du 18e siècle et dans les premières années du 19e siècle, les recherches anatomiques débouchaient sur de nombreuses découvertes. Pour que celles-ci se produisent, les chercheurs avaient besoin de corps à disséquer.

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