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Histoire

Grace Wyndham Goldie, pionnière de la télévision britannique

Grace Wyndham Goldie en 1958 © BBC

Femme avant-gardiste du petit écran, Grace Wyndham Goldie (26 mars 1900 – 3 juin 1986) a été surnommée la « Première dame de la télévision ». Celle qui servit de source d’inspiration au personnage de Bel Rowley dans la série The Hour grimpa les échelons pour devenir l’une des pionnières les plus influentes du petit écran britannique en créant des programmes et des formats qui sont encore présents de nos jours, mais aussi en formant et encourageant d’innombrables personnes qui ont, à leur tour, joué un rôle sur le développement de la télévision, devant et derrière la caméra.

Née Grace Murrell Nisbet à Arisaig, un petit village de l’ouest des Highlands écossais, Grace passa la plus grande partie de son enfance en Égypte où son père travaille en tant qu’ingénieur civil. Après une année à l’école privée à Cheltenham, elle s’inscrit à l’université de Bristol où elle obtient un diplôme d’histoire. Elle poursuit ses études en suivant des cours de philosophie, politique et d’économie au Somerville College, à Oxford.

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George III en 5 faits, le roi du temps de Jane Austen

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Portrait de George III par Benjamin West 1783C’est le 25 octobre 1760 que George III (né George William Frederick) devint roi de Grande-Bretagne et d’Irlande jusqu’à l’union des deux pays le 1er janvier 1801. Il devint alors roi du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande. Il devint également roi de Hanovre à partir du 12 octobre 1814 et fut roi de Corse du 17 juin 1794 au 19 octobre 1796.

George III possède l’un des règnes les plus longs, ayant failli atteindre son jubilé de diamant qui célèbre le 60e anniversaire de règne — un cap qui fut atteint seulement par Victoria et Elizabeth II.

Son règne et sa vie furent marqués par une série de conflits. S’il monte sur le trône à l’issue de la guerre de Sept Ans qui place la Grande-Bretagne en puissance dominante en Amérique du Nord et en Inde, la suite sera marquée par un enchainement de guerres, avec la guerre d’indépendance des États-Unis et les guerres successives contre la France révolutionnaire et napoléonienne.

Surnommé George le fermier ou encore de roi fou George, et aussi étiqueté à tort de tyran par l’opinion américaine, le règne de George III fut pendant longtemps mal perçu, avant d’être réévalué par les historiens modernes avec plus de bienveillance, grâce à une mise en perspective des évènements et de sa maladie, soutenue par de nouvelles documentations à son sujet.

Nous revenons ainsi aujourd’hui sur le roi George III et son règne en 5 faits, le roi qui régnait du temps de Jane Austen :

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Le Carnet de Bal : L’accessoire d’autrefois pour un bal réussi

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DUCHESSE DE BERWICK, au fond, au centre :

Il est étrange que lord Windermere ne soit pas là. Mr Hopper est lui aussi très en retard. Vous lui avez réservé cinq danses, Agatha ? (Elle s’avance.)

LADY AGATHA :

Oui, maman.

DUCHESSE DE BERWICK, s’asseyant sur le canapé :

Montrez-moi votre carnet de bal. Je suis si heureuse que lady Windermere ait remis au goût du jour ces carnets. Pour une mère, ils sont la seule garantie possible. Chère petite innocente ! (Elle biffe deux noms.) Nulle jeune fille convenable ne devrait jamais danser la valse avec des fils cadets ! Cela ne fait guère sérieux. Les deux dernières valses, vous pourriez les danser sur la terrasse avec Mr Hopper.

L’Eventail de Lady Windermere, Oscar Wilde.

Se rendre à un bal durant la période victorienne est l’un des évènements sociaux les plus importants qui soient. Loin d’une soirée décontractée, un bal à cette époque (que l’on se trouve en Europe ou aux États-Unis) prend la forme d’une chorégraphie précise définie par une collection de règles et de comportements sociaux. Un faux pas et vous pouviez scandaliser votre hôte

Le carnet de bal — le programme du bal ou dance card — se révèle être un accessoire essentiel pour la soirée. Mais quand ce dernier a-t-il fait son apparition ? S’il semble qu’il était déjà présent au 18e siècle, c’est au 19e siècle que leur utilisation s’est popularisée. Il émergea en Autriche, et plus spécifiquement, sa présence au Congrès de Vienne mena, quand chacun retourna dans son pays, à sa propagation dans le reste de l’Europe — sous le règne de la reine Victoria.

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Louis Wain, l’homme qui dessinait des chats

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Louis Wain (5 août 1860 – 4 juillet 1939) dessinait des chats. Des chats jouant au cricket, faisant du vélo, pratiquant de la musique, avec cette petite lueur dans les yeux et une vivacité indéniable ! Comme l’écrit Rodney Dale dans sa biographie sur l’artiste, Louis Wain: The Man Who Drew Cats : « l’attitude du grand public à l’égard des chats, et son sentiment (ou non) pour les chats a été grandement influencé par le travail de Louis Wain. »

Louis Wain contribua à améliorer le sort du chat et à élever son statut. Considérés d’abord comme de simples machines à tuer les souris, ils ont commencé à avoir une personnalité et ont rapidement pris le rôle d’animaux de compagnie. Souvent (mais pas que), un chat de Louis Wain fait les mêmes activités que l’homme, peut-être avec plus d’entrain (ne perdant jamais sa nature féline et malicieuse).

En faisant cela, Wain a également développé l’intérêt de la population pour le bien-être des animaux en général. Ses œuvres ont procuré un immense plaisir à un grand nombre de personnes de tous âges, et il a généreusement mis ses talents au service de toute bonne cause.

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Une brève histoire de la Carte de Noël

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Une carte de Noël de la Collection Harpur Crewe.

Des milliards de cartes de Noël sont envoyées chaque année, et on en comptabiliserait presque un milliard rien qu’au Royaume-Uni. Un Britannique envoie en moyenne 16 cartes de Noël, de quoi donner du travail au facteur en fin d’année !

Mais depuis quand envoie-t-on des cartes à Noël ? On peut remonter jusqu’en 1611 pour trouver la trace d’une des premières cartes de fin d’année. On la doit à Michael Maier, physicien allemand et conseiller de Rodolphe II qui en envoya une à James Ier d’Angleterre et à son fils Henry Frederick, prince de Gales en 1611. Néanmoins, il s’agissait là d’une carte personnelle, bien loin de la commercialisation que l’on connait aujourd’hui — un phénomène qui émergera 200 ans plus tard.

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Halloween : Comment célébrait-on cette fête à l’ère victorienne ?

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Snap-Apple Night, tableau peint par l’artiste irlandais Daniel Maclise en 1833

La veille d’Halloween, dit-on, le voile entre le monde des vivants et des morts s’affine. Les esprits peuvent marcher sur Terre et entrer en contact avec les vivants. La fête folklorique serait par ailleurs un héritage de Samain, festival consacré à la transition entre les saisons et aux préparatifs des vendanges chez les Celtiques.

Feux de joie, défilés, et déguisement se produisaient pour chasser les morts. De la nourriture était laissée dans des bols devant les portes pour apaiser des esprits. Et des sacrifices humains et d’animaux auraient été pratiqués pour honorer les morts et les Dieux.

À l’image de Jack O’Lantern, cela fait partie des histoires qui se racontent sur Halloween. Car, il n’existe en vérité aucune preuve que la fête celtique était une célébration des morts – et il n’existait tout simplement pas une simple identité celte avec des rites bien établis.

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Marianne North, Chasseuse de plantes (1830-1890)

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Marianne North (1830-1890)Marianne North et son père Frederick North se rendaient souvent dans les jardins botaniques royaux de Kew. Au cours d’une de leur visite, le directeur, botaniste et ami de la famille William Jackson Hooker offrit à Marianne un bouquet suspendu de l’Amherstia nobilis, une plante originaire de Thaïlande et de Birmanie qu’elle décrivit comme ‘une des plus grandioses fleurs qui existe’. Nous étions en 1856 et Marianne nourrissait le désir ardent de se rendre dans un pays tropical pour y peindre sa végétation.

Botaniste, illustratrice et voyageuse hors du commun, Marianne North est née le 24 octobre 1830 à Hastings au sein d’une riche famille victorienne. Ainée d’une famille de trois enfants, Marianne était très proche de son père Frederick North, un riche propriétaire terrien et député libéral du comté de Hastings. Sa mère Janet était la fille de Sir John Marjoribanks, baron de Lees et député écossais.

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