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Culture

Une femme disparaît : Alfred Hitchcock, entre comédie britannique et thriller

une femme disparait alfred hitchcockSi Alfred Hitchcock est plus connu pour ses classiques américains tels que Sueurs Froides ou Fenêtre sur Cour, le maitre du suspense possède également de belles réussites dans son pays d’origine. The Lady Vanishes, intitulé Une femme disparaît chez nous, en est une illustration parfaite.

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Dans The Lady Vanishes (Imdb.com), Iris est une jeune femme sur le point de se marier qui fait la rencontre de Miss Froy. Cette dernière devient sa compagne de voyage dans le train jusqu’à ce qu’elle disparaisse. S’ensuit une investigation pour découvrir ce qui est arrivé à cette femme dont personne d’autre ne semble se souvenir en compagnie de Gilbert, le musicien qui l’avait bien énervé la veille, mais le seul prêt à lui apporter un véritable soutien dans sa quête.

Le film repose alors sur l’alchimie indéniable entre Margaret Lockwood et Michael Redgrave – dont il s’agissait du premier rôle pour ce dernier. Une relation qui part du mauvais pied pour naturellement évoluer vers une complicité naturelle et bien évidemment plus (l’amour était foudroyant en ce temps-là au cinéma).

Iris Henderson : You’re the most contemptible person I’ve ever met in all my life!
Gilbert : Confidentially, I think you’re a bit of a stinker, too.

 

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Les 100 meilleurs romans britanniques… selon des critiques non-britanniques

romans britanniques

Après avoir interrogé 82 critiques littéraires – de l’Australie au Zimbabwe en excluant le Royaume-Uni, BBC Culture a établi une liste des 100 meilleurs romans britanniques selon le reste du monde. La liste n’inclut pas de livres de non-fiction, de pièces de théâtres, de poèmes, de collections de nouvelles et ne contient que des auteurs britanniques (ce qui exclut un auteur comme James Joyce).

La liste se révèle être éclectique, incluant à la fois des romans modernes, des gagnants de prix Nobel, des livres pour enfants et également des œuvres humoristiques. Les auteurs féminins représentent près de 40% de cette sélection.

La majorité ont connu une édition française, certains sont bien évidemment facilement trouvables dans la langue de Molière, d’autres ont récemment réédités, les rendant plus aisément trouvable que d’autres.

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Le Jour de la Serviette, l’hommage à Douglas Adams

serviettesLa galaxie est un vaste lieu qui nécessite sans aucun doute de s’y rendre avec un guide. La référence en la matière n’est autre que Le Guide du voyageur galactique qui nous conseille de posséder une serviette, objet le plus utile pour le voyageur.

Coïncidant avec le Geek Gay Pride, le jour de la serviette — ou Towel Day –  est une célébration annuelle prenant place tous les 25 mai qui rend hommage à l’écrivain britannique et auteur du guide, Douglas Adams (11 mars 1952 – 11 mai 2001).

Le Guide galactique a son mot à dire au sujet des serviettes :

      La serviette, nous apprend-il, est sans doute l’objet le plus vastement utile que puisse posséder le routard interstellaire. D’abord, par son aspect pratique : vous pouvez vous draper dedans pour traverser les lunes glaciales de Jagran Bêta ; vous pouvez vous allonger dessus pour bronzer sur les sables marbrés de ces plages irisées de Santraginus V où l’on respire d’entêtants embruns ; vous pouvez vous glisser dessous, pour dormir sous les étoiles, si rouges, qui embrasent le monde-désert de Karafon ; vous en servir pour gréer un mini-radeau sur les eaux lourdes et lentes du fleuve Mite ; une fois mouillée, l’utiliser en combat à mains nues ; vous encapuchonner la tête avec afin de vous protéger des vapeurs toxiques ou bien pour éviter le regard du hanneton glouton de Tron (un animal d’une atterrante stupidité : il est persuadé que si vous ne le voyez pas, il ne vous voit pas non plus – con comme un balai mais très, très, très glouton) ; en cas d’urgence, vous pouvez agiter votre serviette pour faire des signaux de détresse et, bien entendu, vous pouvez toujours vous essuyer avec si elle vous paraît encore assez propre.

Le monde de la science-fiction serait bien différent sans cet écrivain humoristique et imaginatif qui nous aura offert avec sa trilogie en 5 livres plus qu’un guide de voyage, un véritable guide de survie existentielle. Comme dans la galaxie, il est aisé de se perdre dans la vie avec de nombreuses questions (dont celle sur la vie, l’univers et le reste) et on a certainement bien besoin d’un guide — et d’une serviette.

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Frankenstein, le trafic de cadavres et la loi sur l’anatomie 1832

Des profanateurs de sépultures au travail. Peinture se trouve sur un des mures du Old Crown Inn à Peincuik en Ecosse.

Peinture de profanateurs de sépultures au travail (Visible à Old Crown Inn, Peincuik en Ecosse).

1832 au Royaume-Uni est plus connu – sur un plan politique – pour le passage du Reform Act qui modifia le système électoral. C’est aussi cette année-là que fut passée la loi sur l’anatomie de 1832 (ou L’Anatomy Act 1832) qui se trouve d’ailleurs être l’un des sujets de The Frankenstein Chronicles.

Cette série britannique mettant en scène Sean Bean nous ramène dans l’Angleterre de Mary Shelley, à une époque où la demande croissante en cadavres pour les recherches scientifiques a entrainé l’exhumation clandestine de corps et créée un fort trafic de cadavres.

La connexion entre ce trafic et la conception de Frankenstein est donc évidente. Victor avait besoin de corps pour créer son monstre et il les trouvait principalement dans « les caveaux et les charniers » :

Les ténèbres n’avaient point d’effet sur mon imagination, et un cimetière n’était, à mes yeux, que le réceptacle de corps privés de vie qui, après avoir été le temple de la beauté et de la force, étaient devenus la nourriture des vers. Voici que j’étais amené à examiner la cause et les étapes de cette corruption, et contraint de passer des jours et des nuits dans les caveaux et les charniers. (Frankenstein, Chapitre 4.)

Publié une première fois en 1818, puis réédité en 1823 et 1831, Frankenstein fait écho au travail des scientifiques qui, en ouvrant les cadavres, enchainait les découvertes importantes pour une meilleure compréhension du corps humain. Victor ira bien entendu trop loin, comme d’autres dans la réalité.

À la fin du 18e siècle et dans les premières années du 19e siècle, les recherches anatomiques débouchaient sur de nombreuses découvertes. Pour que celles-ci se produisent, les chercheurs avaient besoin de corps à disséquer.

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Mr Holmes : Solitude, vieillesse et l’art de la fiction

“One shouldn’t leave this life without a sense of completion.”

Mr Holmes (2015)Lorsque l’acteur américain William Gillette écrivit sa première pièce au sujet de Sherlock Holmes, il envoya un télégramme à Sir Arthur Conan Doyle pour lui demander s’il pouvait marier le fameux détective. À cela, l’auteur répondit :

Marry him or murder him or do what you like with him.

La relation d’amour et de haine que Doyle entretenait avec sa création n’est pas un secret. Le conseil qu’il donna en ce temps-là peut s’appliquer sans doute à de nombreuses œuvres qui ont été inspirées par ses récits mettant en scène Sherlock Holmes. Aujourd’hui l’un des détectives fictionnels les plus mythiques de la littérature, le personnage ne cesse d’inspirer pour donner le jour à des œuvres riches qui utilisent le grand esprit de Holmes pour décortiquer les mystères policiers, mais surtout ceux de l’existence tout simplement.

Scénarisé par Jeffrey Hatcher, d’après le roman Les Abeilles de monsieur Holmes (A Slight Trick of the Mind, de Mitch Cullin), Mr. Holmes propose de jeter un regard mélancolique sur le détective en fin de vie qui doit faire face aux effets de l’âge lorsqu’il tente de se souvenir d’une de ses plus importantes affaires.

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