Les 100 meilleurs romans britanniques… selon des critiques non-britanniques

romans britanniques

Après avoir interrogé 82 critiques littéraires – de l’Australie au Zimbabwe en excluant le Royaume-Uni, BBC Culture a établi une liste des 100 meilleurs romans britanniques selon le reste du monde. La liste n’inclut pas de livres de non-fiction, de pièces de théâtres, de poèmes, de collections de nouvelles et ne contient que des auteurs britanniques (ce qui exclut un auteur comme James Joyce).

La liste se révèle être éclectique, incluant à la fois des romans modernes, des gagnants de prix Nobel, des livres pour enfants et également des œuvres humoristiques. Les auteurs féminins représentent près de 40% de cette sélection.

La majorité ont connu une édition française, certains sont bien évidemment facilement trouvables dans la langue de Molière, d’autres ont récemment réédités, les rendant plus aisément trouvable que d’autres.

Au total, 228 romans ont donc été cités. BBC Culture a donc dévoilé en décembre 2015 les 100 premiers romans.

100. Bonjour, Jeeves (PG Wodehouse, 1938) – Les aventures de Jeeves, le fidèle Butler, et de son gentleman de patron, Bertie Wooster, jeune aristocrate londonien toujours entre deux gueules de bois. Jeeves, c’est celui qui est toujours là pour extraire Bertie des situations embarrassantes et pour préparer le remède miracle qui dissipera le mal de crâne.

99. Le fait est (Ali Smith, 2011) – Les Lee sont désemparés : au beau milieu d’un dîner mondain, Miles Garth, l’un des invités, est parti s’enfermer dans leur chambre d’amis. Les journaux s’emparent de l’histoire, et Miles l’ermite moderne devient une célébrité. Pour se débarrasser de cet hôte encombrant, les Lee font appel à ceux qui l’ont fréquenté : Anna, depuis peu au chômage, Mark, homosexuel qui entend sa défunte mère lui parler en vers, et May, une vieille dame aux portes de la folie. Leurs souvenirs esquissent un étrange portrait de Miles. Que cherche-t-il vraiment ?

98. Au-dessous du volcan (Malcolm Lowry, 1947) – En 1938, un diplomate alcoolique et tourmenté par son passé tente de remettre sa vie en ordre. Ainsi, alors qu’il se lamente sur l’absence de sa femme Yvonne avec laquelle il est en instance de divorce, celle-ci apparaît comme par enchantement, une valise à la main, et reprend sa place à ses côtés comme si de rien n’était…

97. Le Monde de Narnia (CS Lewis, 1949-1954) – Quatre enfants pénètrent dans une armoire magique qui les propulse dans le monde de Narnia. Autrefois paisible, ce pays magique peuplé de nains et de géants est aujourd’hui congelé par la maléfique Sorcière Blanche.

96. Mémoires d’une survivante (Doris Lessing, 1974) – De l’appartement où elle vit seule, à la périphérie, une femme assiste, songeuse, à la désagrégation d’une société, de ses mœurs, de ses façons d’être et de voir. Un jour on lui confie sans explication une petite fille, Emily, accompagnée de son chien. Dans le même temps, elle commence à soupçonner, au-delà du mur de son appartement, toute une vie nouvelle et différente.

95. Le Bouddha de banlieue (Hanif Kureishi, 1990) – Londres, fin des années 70. Karim, dix-sept ans, tiraillé par sa double origine, court après les ennuis, le sexe et la gloire. Entre un père indien et sa british de mère, la communauté Paki en mal d’intégration et une famille en mal de repères, il peine à se trouver. Jusqu’au jour où Pa se recycle en gourou New Age, jetant son fils dans la cohue de la vie, le show-business et les expériences en tout genre…

94. Confession du pécheur justifié (James Hogg, 1824) – Un jeune homme, enivré par la perfection de sa propre foi, se montre d’une intolérance sans borne envers ceux qui ne mènent pas une vie exemplaire totalement vouée à Dieu. Il se voit à ce sujet assigner une mission par un homme mystérieux et fascinant qui le suit partout et semble apparaître et disparaître à son gré. Alors que tous les habitants du village voient le diable en personne, lui le considère comme un envoyé de Dieu sur terre.

93. Sa Majesté des mouches (William Golding, 1954) – Un avion transportant exclusivement des garçons anglais issus de la haute société s’écrase durant le vol sur une île déserte. Le pilote et les adultes accompagnateurs périssent. Livrés à eux-mêmes dans une nature sauvage et paradisiaque, quinze enfants survivants tentent de s’organiser en reproduisant les schémas sociaux qui leur ont été inculqués. Mais bien vite le vernis craque, la fragile société vole en éclats et laisse peu à peu la place à une organisation tribale, sauvage et violente bâtie autour d’une religion rudimentaire et d’un chef charismatique nommé Jack.

92. La Ferme de cousine Judith (Stella Gibbons, 1932) – Dans l’Angleterre du début du XXe siècle, les aventures désopilantes de Flora Poste, jeune orpheline déterminée à transformer les vies chaotiques des excentriques cousins qui l’hébergent dans leur ferme décrépite, au fin fond du Sussex.

91. La Dynastie des Forsyte (John Galsworthy, 1922) – Les relations entre les membres de la famille Forsyte, des bourgeois anglais particulièrement aisés de l’ère victorienne. Globalement préoccupée par des questions d’argent et de respectabilité, la famille tâche de vivre en fonction des besoins et des envies de chaque génération.

90. La dame en blanc (Wilkie Collins, 1859) – Les vies de deux demi-sœurs et de leur professeur de dessin sont entraînées dans une conspiration mortelle autour d’une femme malade mentale, habillée de blanc.

89. De la bouche du cheval (Joyce Cary, 1944) – Récemment sorti de prison, l’excentrique peintre Gulley Jimson a besoin d’argent pour vivre et exercer son art. Il squatte le splendide appartement d’un couple riche en vacances à la Jamaïque et commence à peindre sur un des murs du logement une peinture murale géante intitulée « La Levée de Lazarus ».

88. Les Cœurs détruits (Elizabeth Bowen, 1938) – 1937. Portia, jeune fille de seize ans, est accueillie à la mort de sa mère par son demi-frère Thomas et sa femme Anna dans leur luxueuse maison de Londres. Mais Portia va bientôt sentir qu’elle n’est pas vraiment la bienvenue dans le petit monde des deux époux. Perdue dans cette société rigide, éprise d’apparences, l’innocente jeune fille s’attache au protégé d’Anna, Eddie, un jeune séducteur insouciant. En dépit de son ardent désir de s’adapter à sa nouvelle famille, elle ne sera jamais qu’une « indésirable », ses observations sur ce qui l’entoure demeurant invariablement malvenues dans un univers prompt à dissimuler la cruauté des rapports humains derrière la rigidité des conventions.

87. Un conte de bonnes femmes (Arnold Bennett, 1908) – L’histoire de Constance et Sophia Baines, deux sœurs bien différentes, de leur jeunesse dans les années 1840 à travailler avec leur mère, à leurs dernières années de vies en 1905.

86. Un héritage (Sybille Bedford, 1956) – En Allemagne au tournant du XXe siècle, deux univers se trouvent liés par un mariage : la famille des von Felden, aristocrates catholiques terriens du Sud de l’Allemagne, et les Merz, de la grande bourgeoisie juive de Berlin. Entre la fantaisie des uns et le sens du devoir des autres se dresse un portrait de groupe aux destins imbriqués.

85. Régénération Trilogie (Pat Barker, 1991-1995) – Derrière les façades massives de l’hôpital militaire de Craiglockhart, le docteur Rivers a pour mission de soigner, pour les renvoyer au combat, les officiers britanniques revenus, corps blessé et raison ébranlée, des champs de bataille de la Grande Guerre. Parmi les patients se trouve le poète Siegfried Sassoon, auquel ses déclarations pacifistes ont valu d’’être « banni » en ce lieu par les autorités militaires malgré sa conduite héroïque au front.

84. Scoop (Evelyn Waugh, 1938) – William Boot, chroniqueur pour la rubrique  » Faune et flore  » d’un journal britannique, est un jeune homme avide de culture, mais menant une vie modeste, loin du tumulte londonien. Le jour où le rédacteur en chef du Daily Beast l’envoie à l’étranger en tant qu’envoyé spécial, tout bascule pour lui… William est dépêché en Ismaël, un État fictif d’Afrique orientale où une guerre civile serait sur le point d’éclater. Mais à Jacksonburg, la capitale, nulle trace de révolte, ni même d’opposition : seulement une nuée de journalistes étrangers venus guetter les soubresauts inexistants de l’actualité ismaëlienne.

83. Les Tours de Barchester (Anthony Trollope, 1857) – Barchester, son calme, sa cathédrale, ses querelles religieuses. Qui va devenir évêque, être nommé doyen, bénéficier de telle charge, de tel avantage… ?

82. Patrick Melrose, l’intégrale (Edward St Aubyn, 1992-2012) – Des années 1960 aux années 2000, du sud de la France à la Grande-Bretagne en passant par New York, l’auteur raconte, dans une histoire semi-autobiographique, la vie de Patrick Melrose, qui naît dans une famille noble, mais complètement dysfonctionnelle : repoussé par sa mère, abusé par son père, il devient un dandy alcoolique et drogué.

81. Le Joyau de la couronne (Paul Scott, 1966) – L’Inde, le joyau de la couronne, est secouée par de multiples violences annonçant la chute imminente du Raj britannique. C’est à travers le destin dune jeune Anglaise entretenant une relation avec un bel indien et de la sombre tragédie qui pourrait les séparer que des familles vont assister, impuissantes, à la chute d’un Empire et la naissance d’un autre. Leurs vies seront à jamais changées.

80. Des femmes remarquables (Barbara Pym, 1952) – Mildred Lathbury, jeune femme célibataire au quotidien partagé entre la vie de la paroisse et les tâches domestiques, voit son existence bouleversée lorsque débarque dans son immeuble une fougueuse anthropologue au bras d’un très bel homme.

79. À la croisée des mondes (Philip Pullman, 1995-2000) – Courageuse et futée, Lyra se retrouve embarquée dans une folle aventure dans les contrées du Nord, à la recherche de son meilleur ami disparu. Pourquoi cette jeune fille orpheline fait-elle l’objet de tant d’attentions ?

78. Une maison pour monsieur Biswas (VS Naipaul, 1961) – Mohun Biswas appartient à une colonie misérable d’hindous exilés dans l’île de la Trinité, possession anglaise, où la misère, l’ignorance, les lois d’une religion ancestrale mènent le destin de chacun. Mais ce petit homme malingre et volontaire qui sent obscurément la nécessité de livrer un combat, fût-il sans espoir, va tendre les efforts de sa courte existence pour échapper au maléfice initial. Il apprend à lire, écrire. Il épouse Shama, de la vorace et grouillante lignée des Tulsi. Quatre enfants naissent. L’ambition de Mr Biswas est de s’arracher, lui-même et sa famille, à la tyrannie oppressante des Tulsi, qui forment une sorte de tribu tentaculaire, attachée aux préjugés de caste, méprisant le petit homme courageux qui cherche à imposer son individualité.

77. Servitude humaine (W Somerset Maugham, 1915) – la vie de Philip Carey depuis son enfance difficile, orphelin vivant au presbytère avec son oncle révérend et sa tante jusqu’à son accomplissement en tant qu’homme.

76. Hortense et Queenie (Andrea Levy, 2004) – Londres, 1948. L’Angleterre est encore secouée par la guerre. Au 21 Nevern Street vit Queenie Bligh, une belle femme de tempérament, élevée à la dure dans les Midlands. Son mari, Bernard, n’est pas rentré des Indes, où il servait dans la Royal Air Force. Pour survivre, Queenie est contrainte de prendre des locataires, dont un couple de Jamaïquains, Gilbert et Hortense. Gilbert Joseph vient lui aussi de faire la guerre sous le drapeau de l’Empire et l’uniforme bleu de la RAF. Déterminé à rester à Londres, il subit bon gré mal gré le racisme ordinaire. Sa jeune femme, Hortense, a toujours rêvé de vivre en Angleterre, mais la Mère Patrie ne correspond pas à ce qu’elle imaginait à l’ombre des manguiers.

75. Femmes amoureuses (DH Lawrence, 1920) – Le destin des deux sœurs Brangwen aux aspirations et aux idéaux élevés dans leurs différences et tourments intimes. Gudrun Brangwen, une artiste, poursuit une relation destructrice avec Gerald Crich, un industriel, en contraste avec celle de sa sœur Ursula et de Rupert Birkin, un intellectuel aliéné.

74. Le Maire de Casterbridge (Thomas Hardy, 1886) – Michael Henchard est un jeune saisonnier qui vit avec sa femme, Susan, et sa fille, Elizabeth-Jane, dans un village du Wessex. Un jour, sous l’emprise de l’alcool, il décide de la vendre avec sa fille à un marin de passage, M. Wenson. Dégrisé, il mesure l’étendue du désastre et, plus seul que jamais, se promet de ne plus jamais s’approcher d’un goulot… Dix-huit années après, devenu un marchand prospère, Michael est élu maire. Tous le croient veuf. Mais le hasard place sur sa route une certaine Lucette Le Sueur, avec qui il noue une relation… C’est le moment que choisissent, pour surgir du passé, Susan et sa fille Elisabeth-Jane.

73. La Fleur bleue (Penelope Fitzgerald, 1995) – Retour sur le grand amour de jeunesse de Fritz von Hardenberg, brillant étudiant en dialectique et mathématiques, plus tard connu sous le nom de Novalis, philosophe et poète romantique, pour une fillette de douze ans…

72. Le Fond du problème (Graham Greene, 1948) – Harry Scobie est un policier vivant en Sierra Leone. Il est marié à Louise, mais rien ne va plus dans leur couple depuis la mort de leur petite fille. Harry, en l’absence de sa femme, rencontre alors une jeune européenne, Helen, dont il tombe amoureux. Mais ce fervent catholique commence à être pris de remords.

71. Le Maître des apparences (Jane Gardam, 2004) — Véritable légende dans le milieu très fermé de la justice britannique, Sir Edward Feathers — surnommé Filth – est né en Malaisie, a fait ses études en Angleterre et mené avec succès une carrière d’avocat à Hong Kong. Désormais à la retraite, Filth vit paisiblement avec sa femme Betty dans une confortable maison de la campagne anglaise. Impassible en toutes circonstances, il a pourtant eu un destin hors du commun.

70. Daniel Deronda (George Eliot, 1876) – Gwendolen Harleth est désespérément attirée par Daniel Deronda, un homme aussi beau qu’intelligent. Mais son rapport à l’argent risque de détruire sa relation.

69. Nostromo (Joseph Conrad, 1904) – L’histoire d’une république d’Amérique latine avec ses coups d’État, ses guerres civiles, ses luttes pour la démocratie, ses intellectuels libéraux, ses aventuriers, ses traîtres et, derrière tout cela, l’impérialisme américain.

68. Orange mécanique (Anthony Burgess, 1962) – Dans un monde dystopique, où règnent la violence et le sexe, Alex, jeune chef de bande, exerce avec sadisme une terreur aveugle. Après son emprisonnement, des psychanalystes l’emploient comme cobaye dans des expériences destinées à juguler la criminalité…

67. Crash ! (JG Ballard 1973) – James et Catherine Ballard, un couple dont la vie sexuelle s’essouffle quelque peu, va trouver un chemin nouveau et tortueux pour exprimer son amour grâce aux accidents de voiture. À la suite d’une violente collision, ils vont en effet se lier avec des adeptes des accidents…

66. Raison et Sentiments (Jane Austen, 1811) – À la suite du décès de leur père, les sœurs Dashwood et leur mère sont contraintes de réduire drastiquement leur train de vie et de quitter leur propriété pour s’exiler à la campagne. L’aînée, Elinor, renonce à un amour qui semble pourtant partagé, tandis que sa cadette, Marianne, s’amourache du séduisant Willoughby. Si la première cache ses peines de cœur, la seconde vit bruyamment son bonheur. Jusqu’au jour où Willoughby disparaît.

65. Orlando (Virginia Woolf, 1928) – Un jeune noble reçoit l’ordre de la reine Elizabeth I de rester jeune pour toujours. Commence alors un incroyable voyage à travers le temps.

 

64. Quelle époque ! (Anthony Trollope, 1875) – Augustus Melmotte est un financier véreux. De ces capitalistes à la morale douteuse qui lancent de vastes opérations spéculatives pour piéger les investisseurs naïfs. À ses côtés jeunes gens de bonne famille désargentée et voleurs, romancières sans talent, politiciens malhonnêtes et journalistes menteurs pour qui la triche est une seconde peau. Car dans le Londres victorien, on trompe, séduit et arnaque comme on respire.

63. Les Belles Années de miss Brodie (Muriel Spark, 1961) – Au milieu des années 1930, dans un collège de jeunes filles d’Edimboug, l’enseignement moderne de Miss Brodie contraste avec la rigueur et la sérieux imposés jusque-là dans l’établissement.

62. La Ferme des animaux (George Orwell, 1945) – Lassés des mauvais traitements, les animaux de la Ferme se révoltent contre Mr Jones, le fermier. Ils le chassent et proclament une nouvelle société où tous les animaux sont égaux. Mais rapidement, la situation va évoluer…

61. La Mer, la mer (Iris Murdoch, 1978) – Les « mémoires » supposés d’un ancien metteur en scène célibataire qui s’est retiré au bord de la mer. Évoquant le passé pour les besoins de son livre, il provoque des résurgences parfois hallucinantes et revit une de ses anciennes amours…

60. Amants et Fils (DH Lawrence, 1913) – À Nottingham, la mine rythme le quotidien des habitants. La famille Morel n’a pas échappé à cette industrie qui exige, pour extraire le précieux minerai, le sacrifice des individus. Madame Morel en a hérité une certaine amertume, elle qui pensait épouser le prince charmant. Son mari, mineur, se vautre dans l’alcoolisme. Pour ce couple explosif, leurs trois garçons constituent un enjeu essentiel, d’autant que chacun possède un caractère bien singulier. L’aîné refuse catégoriquement de reprendre le flambeau paternel. Le cadet, plus docile, a accepté de devenir une «gueule noire», mais y perd bientôt la vie. Le benjamin, Paul, aimerait se consacrer à l’art…

59. La Ligne de beauté (Alan Hollinghurst, 2004) – Nick, un jeune gay d’origine modeste, diplômé d’Oxford est invité dans l’hôtel particulier de la riche famille Fedden. Il découvre la vie facile, le pouvoir, la cocaïne, le sexe… et l’amour. Mais derrière le vernis de respectabilité de la famille Fedden, une autre réalité, plus sombre, apparaît et Nick devra affronter la cruauté d’un monde dont il avait cru, un temps, faire partie.

58. Loving (Henry Green, 1945) – Dans une maison de campagne irlandaise pendant la Seconde Guerre mondiale, et en l’absence des employeurs, les domestiques mènent leurs propres batailles faisant émerger un environnement anarchique où règnent égoïsme, chamaillerie, ragots et amour.

57. Finies les parades (Ford Madox Ford, 1924-1928) – Les préoccupations d’un aristocrate anglais, à la fin de la 1re Guerre mondiale, pris dans un complexe triangle amoureux entre sa belle et cruelle épouse et une jeune suffragette.

56. Les Oranges ne sont pas les seuls fruits (Jeanette Winterson, 1985) – Jess est la fille adoptive d’une femme particulièrement pieuse. Elle grandit isolée dans le nord de L’Angleterre. Sa mère ne veut pas qu’elle se mêle aux autres enfants et la destine à devenir missionnaire. Quand adolescente, elle rencontre Mélanie, une belle jeune fille de 16 ans, c’est le coup de foudre. Mais sa mère y voit l’œuvre du démon et veut faire exorciser sa fille. Confrontée à la colère du pasteur Finch et de sa congrégation, Jess n’a d’autre choix que de prendre son destin en main pour suivre son cœur…

55. Les Voyages de Gulliver (Jonathan Swift, 1726) – Embarqué à bord d’un navire en direction des Indes, le docteur Gulliver fait naufrage et se retrouve sur une étrange île. Il fait alors la connaissance de ses minuscules habitants : les lilliputiens…

54. Ceux du Nord-Ouest (Zadie Smith, 2012) – Leah, Nathalie, Félix et Nathan ont grandi dans la cité de Caldwell, au nord-ouest de Londres. Ils se sont connus, aimés, ou juste frôlés, puis ont pris leur envol. Mais à l’approche de la quarantaine, ils vivent toujours dans ce quartier cosmopolite, où cohabitent la misère et une certaine réussite sociale. Leah ne veut pas d’enfant et prend la pilule en cachette. Nathalie n’a pas toujours été Nathalie. Nathan, lui, n’a pas su échapper à la drogue et son fantôme hante le quartier. Félix enfin croit bien s’en être sorti et s’apprête à conclure l’affaire du siècle, jusqu’à ce drame qui va traverser leur existence et les lier à tout jamais.

53. La Prisonnière des Sargasses (Jean Rhys, 1966) – La créole Antoinette Cosway raconte son enfance au domaine Coulibri, à la Jamaïque. Entre l’indifférence de sa mère et les révoltes des esclaves, son destin bascule : elle est envoyée dans un couvent qu’elle quittera à l’âge de dix-sept ans pour se voir épouser un Anglais, distant, égoïste et arrogant. Poussée par la haine qu’il lui porte, elle sombrera dans l’alcoolisme et la folie meurtrière.

52. New Grub Street (George Gissing, 1891) – Profitant du succès de son quatrième livre, Edwin Reardon a épousé la raffinée Amy Yule. Mais, le futur dont rêvait Amy lui a échappé et son mariage s’effondre entre les hauts et les bas de sa carrière d’auteur.

51. Tess d’Urberville (Thomas Hardy, 1891) – La vie de Tess, jeune et belle paysanne, bascule lorsque son père découvre par hasard qu’il est le dernier descendant d’une grande famille d’aristocrates. Tess doit revendiquer sa parenté auprès des riches d’Urberville et devient l’objet de convoitise d’Alec, le fils manipulateur. Elle fait aussi la rencontre d’Angel Claire, un homme attentionné et aimant, mais qui ne connait rien de son passé…

50. Route des Indes (EM Forster, 1924) – En 1920, Miss Adela Quested part épouser en Inde un jeune magistrat. Fuyant le nationalisme étroit et l’arrogance de la colonie anglaise, elle part à la découverte de l’Inde profonde. Un jeune médecin indien va bouleverser ce parcours.

49. Possession (AS Byatt, 1990) – Randolph Henry Ash est un poète maudit de l’époque victorienne. Il déchaîne des rivalités entre universitaires. Le jeune chercheur Roland Mitchell découvre deux lettres qu’il a adressées à une inconnue. Pour résoudre le mystère, il se lance dans une enquête. Mais Maud Bailey, enseignante dans une autre université, fait de même.

48. Lucky Jim (Kingsley Amis, 1954) – Chargé de cours dans une université provinciale, Jim Dixon peine à obtenir les faveurs de Welch, son référent, pour être enfin titularisé. Malgré ses efforts, ce médiéviste enchaîne les mésaventures. Le fond du gouffre est atteint lorsque, invité à un week-end mondain, Jim se dispute avec le fils prodigue de Welch. Et les femmes n’arrangent rien ! La collante Margaret, la si désirable Christine et la rusée Carol… Perdu dans un imbroglio amoureux, notre attachant raté trouvera-t-il sa place au sein cette petite société anglaise ?

47. Vie et opinions de Tristram Shandy, gentilhomme (Laurence Sterne, 1759) – Tristram Shandy tente d’écrire ses mémoires. Mais très vite, son récit est accaparé par des digressions et par l’omniprésence des membres de la famille Shandy. Chacun semble poursuivre une idée fixe : le père de Tristram cherche à expérimenter sur son fils sa théorie éducative, l’oncle Toby ne pense qu’à chevaucher son hobby-horse et à construire des fortifications dans son jardin, etc.

46. Les Enfants de minuit (Salman Rushdie, 1981) – Saleem Sinai est né à Bombay le 15 août 1947, à minuit sonnant, au moment où l’Inde accède à l’indépendance. Comme les mille et un enfants nés lors de ce minuit exceptionnel, il est doté de pouvoirs magiques et va se retrouver mystérieusement enchaîné à l’histoire de son pays.

45. L’Indésirable (Sarah Waters, 2009) – Depuis la Seconde Guerre mondiale, la demeure d’Hundreds Hall n’est plus que l’ombre d’elle-même : loin de sa splendeur passée, d’étranges évènements se succèdent et distillent entre les murs un vent de terreur. Faraday, médecin de campagne, assiste la famille Ayres qui s’efforce de cacher la débâcle. À moins que le cœur du manoir ne soit rongé par un lugubre secret…

44. Le Conseiller (Hilary Mantel, 2009) – Angleterre, 1520. Règne des Tudors. Le roi Henri VIII n’a pas de fils pour lui succéder. Situation préoccupante qui pourrait entrainer le pays sur le chemin de la guerre civile. Aussi décide-t-il de divorcer de Catherine d’Aragon, avec qui il est marié depuis plus de 20 ans pour épouser Anne Boleyn, dont il est tombé amoureux. Son conseiller, le cardinal Wolsey échouant à obtenir l’accord du pape, un jeune homme plein de fougue et de ressources va peu à peu entrer dans les bonnes grâces du roi et l’aider à vaincre l’opposition. Son nom : Thomas Cromwell. Ambitieux, idéaliste et opportuniste à la fois, fin politicien et manipulateur né, celui-ci est au début d’une carrière qui va modifier profondément et durablement le visage du royaume.

43. La Piscine-bibliothèque (Alan Hollinghurst, 1988) – Londres, années 1980. William Beckwith est un jeune dandy extraverti, vivant librement son homosexualité. Autour de la piscine du Corinthian, lieu de drague et de sexe, fréquentations et liaisons amoureuses se multiplient. Un jour, William rencontre lord Nantwich, un homme âgé, puissant et conservateur, qui lui demande d’écrire sa biographie.

42. Rocher de Brighton (Graham Greene, 1938) – Pinkie Brown, jeune bandit de dix-sept ans à la cruauté sadique et au charme envoûtant, est prêt à tout pour venger le meurtre de Kite, le chef de son gang… y compris à épouser Rose, serveuse naïve et sans grâce. Son but est d’empêcher la jeune fille de témoigner contre lui dans l’affaire de la disparition d’un journaliste soupçonné d’avoir assassiné Kite. Lorsque Ida Arnold, séduite par le journaliste juste avant sa disparition, décide de stopper les agissements meurtriers de Pinkie, une course contre la montre s’engage.

41. Dombey et Fils (Charles Dickens, 1848) – Paul Dombey est le riche patron d’une entreprise de transport maritime dont le rêve est d’avoir un fils pour prendre sa suite. Il néglige totalement sa fille alors que les malheurs ne cessent de s’accumuler dans son existence mettant en péril son propre bonheur.

40. Les Aventures d’Alice au pays des merveilles (Lewis Carroll, 1865) – Jeune fille curieuse, aimable, mais dissipée, Alice est prête à tout pour sortir de son quotidien mortellement ennuyeux. Même à suivre un étrange lapin blanc…

39. Une fille, qui danse (Julian Barnes, 2011) – Au lycée, ils étaient trois amis jusqu’à ce qu’Adrian se joigne à eux. Il était différent, brillant et plus mûr. Tous l’admiraient. Ils croyaient alors vivre dans un enclos et qu’ils seraient bientôt lâchés dans la vraie vie. Pourtant, les jeux étaient faits en partie. À l’université, Tony fréquenta Véronica et découvrit que le corps des filles est parfois défendu comme la zone d’exclusion d’un pays pour la pêche. Quelques mois plus tard, il apprit qu’elle sortait désormais avec Adrian. De rage, il leur écrivit une lettre épouvantable. Pourquoi Adrian s’est-il suicidé ? Quarante ans plus tard, le passé qui resurgit révèle une terrible vérité.

38. La Passion (Jeanette Winterson, 1987) – Tandis que la débâcle de Russie met fin à l’admiration d’Henri pour Napoléon, à Venise, Villanelle, travestie en homme, s’éprend d’une mystérieuse Dame de pique… qui lui dérobe son cœur. Il déserte son régiment, elle fuit l’Italie : leurs chemins se croisent à Moscou. Entre eux se nouent les fils de la passion et les amants se lancent dans une quête étrange : retrouver le cœur de la jeune femme…

37. Grandeur et Décadence (Evelyn Waugh, 1928) – Dans l’Angleterre des années 1920, le renvoi injuste d’Oxford de Paul Pennyfeather entraine une série d’évènements désastreux… Il sera alors professeur, fugitif en fuite, impliqué dans la traite de blancs et plus encore.

36. La ronde de la musique du temps (Anthony Powell, 1951-1975) – Un cycle de romans en douze volumes inspiré par la peinture de Nicolas Poussin. Nick Jenkins se rappelle les rencontres qu’il a fait au cours du dernier demi-siècle…

35. Et ce sont les chats qui tombèrent (Tom McCarthy, 2005) – Traumatisé par un accident qui fait de lui un multimillionnaire, notre héros emploie son temps et son argent à reconstituer des scènes du passé à partir de quelques fragments de sa mémoire sensorielle pulvérisée. Grisé par le jeu des reconstitutions dans lequel il est assisté par un membre de la société Contrôle du Temps, il déplace ses pions sur des échiquiers mnésiques familiers, au risque de se perdre…

  

34. Auprès de moi toujours (Kazuo Ishiguro, 2005) – Depuis l’enfance, Kathy, Ruth et Tommy sont les pensionnaires d’une école en apparence idyllique, une institution coupée du monde où seuls comptent leur éducation et leur bien-être. Devenus jeunes adultes, leur vie bascule : ils découvrent un inquiétant secret qui va bouleverser jusqu’à leurs amours, leur amitié, leur perception de tout ce qu’ils ont vécu jusqu’à présent.

33. Le Vent dans les saules (Kenneth Grahame, 1908) – La maison d’un dénommé Mole est achetée par une terrifiante famille. Celui-ci se retrouve éjecté de son domicile. Il va alors tout mettre en œuvre pour récupérer sa demeure.

32. Avec vue sur l’Arno (EM Forster, 1908) – Miss Bartlett ne s’en remet pas : pour son premier voyage à Florence, sa jeune cousine Lucy devait bénéficier d’une chambre avec vue. Comment la tenancière de leur pension a-t-elle pu si cruellement les décevoir ? Tandis que la jeune fille et son chaperon accusent ce terrible coup, M. Emerson et son fils George, également pensionnaires, ont l’impertinence de proposer leurs propres chambres, qui, elles, ont vue sur l’Arno. Son éducation prévient Lucy contre les Emerson, mais son instinct lui suggère que le mal n’est pas grand…

31. La Fin d’une liaison (Graham Greene, 1951) – Maurice Bendrix s’éprend au premier regard de Sarah, l’épouse de Henry Miles, un haut fonctionnaire. Ils entament une relation passionnée à l’été 1939, qui s’achève brutalement lorsqu’un obus frappe la maison londonienne où ils ont pris l’habitude de se retrouver. Pendant plusieurs minutes, Sarah a cru son amant mort et sans un mot d’explication elle s’enfuit, mettant fin à leur histoire. Par une soirée sombre et mouillée de janvier 1946, Bendrix croise par hasard Henry et ce dernier lui confie avoir le sentiment que Sarah le trompe. Rongé par la curiosité et la jalousie, Bendrix engage un détective privé qui lui remet le journal intime de son ancienne maîtresse. Il comprendra enfin son mystérieux revirement le jour fatidique de leur rupture…

30. Heurs et malheurs de la fameuse Moll Flanders (Daniel Defoe, 1722) – Au XVIIIe siècle en Grande-Bretagne, la vie de Moll Flanders, jeune femme née et abandonnée dans une prison. Adulte, elle est déterminée à mener une vie confortable, devient prostituée puis voleuse avant de se marier à plusieurs reprises.

29. Sept mers et treize rivières (Monica Ali, 2003) – En 1967, dans un village de l’est du Pakistan, une femme croit donner le jour à une enfant mort-née. Mais Nazneen survit et devient  » celle qui a été livrée à son Destin « . Un destin qui l’attend à Londres, auprès de l’époux choisi par son père. Isolée dans ce pays dont elle ne parle pas la langue, Nazneen n’a d’autre choix que se soumettre. Tiraillée entre traditions ancestrales et espoirs insensés, Nazneen va peu à peu prendre le contrôle de sa vie, jusqu’à franchir le pire des interdits…

28. Villette (Charlotte Brontë, 1853) – Lucy Snowe, 14 ans, a développé une profonde affection pour le jeune Graham Bretton, fils de sa marraine. Leur attachement est mutuel, mais le père de Graham vient bientôt récupérer son fils… Plus tard, Lucy prend un navire pour le royaume de Labassecour et sa capitale, Villette, où elle est employée comme institutrice à l’internat pour jeunes filles de Mme Beck. Dans cette école, un certain Dr John rend souvent visite à la coquette Ginevra, dont il est amoureux. Mais on apprend que le Dr John n’est autre que Graham Bretton. Bientôt, Lucy et lui renouent…

27. Robinson Crusoé (Daniel Defoe, 1719) – Après avoir accidentellement tué son ami dans un duel pour le cœur de la belle Mary, Robinson Crusoé prend la fuite par les mers et s’échoue sur une île déserte à la suite d’une tempête. D’abord obligé de survivre seul, il fait bientôt la connaissance d’un cannibale de l’île, qu’il baptise Vendredi.

26. Le Seigneur des anneaux (JRR Tolkien, 1954) – Frodon le Hobbit hérite de l’Anneau Unique, un instrument de pouvoir absolu qui permettrait à Sauron, le Seigneur des ténèbres, de régner sur la Terre du Milieu. Commence alors un vaste périple visant à la destruction de l’objet.

25. Sourires de loup (Zadie Smith, 2000) – La Seconde Guerre mondiale, en contraignant Alfred Archibal Jones et Samad Miah Iqubal à une cohabitation forcée entre les quatre cloisons métalliques d’un char d’assaut de l’armée anglaise, en a fait les meilleurs amis du monde. Le premier, affublé d’une patte folle et d’envies suicidaires, trouve une femme en la personne d’une exubérante Jamaïcaine au corps de rêve et à la bouche sans dents, de vingt ans sa cadette. Le second, Indien et musulman, descendant du guerrier Mangal Pande, une main bousillée, est serveur dans un restaurant indien de seconde classe et supporte une épouse tonique jouant aussi bien des mots que des poings. Les deux femmes trouvent bientôt un terrain d’entente motivé par une grossesse simultanée qui entraîne les deux familles vers un futur fait de cris, de rugissements et d’aventures rocambolesques.

24. Le Carnet d’or (Doris Lessing, 1962) – Une jeune romancière, Anna Wulf, hantée par le syndrome de la page blanche a le sentiment que sa vie s’effondre. Par peur de devenir folle, elle note ses expériences dans quatre carnets de couleur. Mais c’est un cinquième, couleur d’or, qui sera la clé de sa guérison, de sa renaissance.

23. Jude l’Obscur (Thomas Hardy, 1895) – Tout en exerçant son métier de maçon, Jude Fawley rêve d’une vie meilleure et s’acharne à acquérir le savoir et la culture. La passion qui naît en lui pour sa cousine Sue, mariée à un maître d’école, va lui faire entrevoir d’autres horizons de bonheur et les conduire tous deux à la perdition.

22. Histoire de Tom Jones, enfant trouvé (Henry Fielding, 1749) – Les aventures de Tom Jones, un bâtard recueilli et éduqué par le riche gentilhomme Allworthy, dans la haute société britannique du XVIIIe siècle. Tom se plaît à vivre agréablement dans le luxe et la volupté et passe le plus clair de son temps à séduire des jeunes filles et provoquer des bagarres. Jusqu’au jour où c’en est trop : Tom est renvoyé de chez lui, loin de la seule femme qu’il ait jamais aimée, Sophie. Le jeune garçon fera tout par la reconquérir…

21. Au cœur des ténèbres (Joseph Conrad, 1899) – Charles Marlow, un jeune officier de la marine marchande britannique, remonte le cours d’un fleuve au cœur de l’Afrique noire. Embauché par une compagnie belge, il doit rétablir des liens commerciaux avec le directeur d’un comptoir au cœur de la jungle, Kurtz, très efficace collecteur d’ivoire, mais dont on est sans nouvelles.

20. Persuasion (Jane Austen, 1817) – Anne tombe amoureuse d’un officier de la marine, Frederick Wentworth, mais sa famille s’oppose à ce mariage considérant son fiancé ni assez noble ni assez riche. Ils la persuadent ainsi de rompre ses fiançailles. Neuf ans plus tard, alors qu’Anne vit dans le regret, Frederick revient au pays avec une fortune importante et une bonne réputation. Devenu très bon parti, l’amour d’Anne sera-t-il suffisant pour convaincre Frederick de lui pardonner d’avoir cédé à la volonté de sa famille ?

19. Emma (Jane Austen, 1815) – Emma Woodhouse, intelligente belle et riche, a peu à se soucier de l’existence. Lorsque sa gouvernante fait un mariage fort avantageux, elle se félicite d’avoir si bien su réunir les époux. Quand Emma rencontre la jolie et naïve Harriet, elle décide de mettre en pratique ses compétences d’entremetteuses – ignorant les avertissements de son voisin et ami, Mr Knightley, sur la peine qu’elle pourrait causer…

18. Les Vestiges du jour (Kazuo Ishiguro, 1989) – Stevens a passé sa vie à servir les autres, majordome pendant les années 1930 de l’influent Lord Darlington puis d’un riche Américain. Les temps ont changé et il n’est plus certain de satisfaire son employeur. Jusqu’à ce qu’il parte en voyage vers Miss Kenton, l’ancienne gouvernante qu’il aurait pu aimer, et songe face à la campagne anglaise au sens de sa loyauté et de ses choix passés…

17. Howards End (EM Forster, 1910) – Le changement de paysage social dans l’Angleterre du début du XXe siècle à travers le prisme de trois familles : les intellectuels et idéalistes Schlegel, les riches hommes d’affaires Wilcoxe et la classe ouvrière des Bast.

16. Les Vagues (Virginia Woolf, 1931) – Une succession de monologues intérieurs entrecroisés de brèves descriptions de la nature. Chaque personnage donne sa voix et se retire dans un mouvement rythmé qui évoque le flux et le reflux des marées.

15. Expiation (Ian McEwan, 2001) – Août 1935. Malgré la canicule qui frappe l’Angleterre, la famille Tallis mène une vie insouciante à l’abri dans sa gigantesque demeure victorienne. La jeune Briony a trouvé sa vocation, elle sera romancière. Mais quand du haut de ses treize ans, elle surprend sa sœur aînée Cecilia dans les bras de Robbie, fils de domestique, sa réaction naïve face aux désirs des adultes va provoquer une tragédie et marquer à jamais le destin du jeune homme.

14. Clarisse Harlowe (Samuel Richardson, 1748) – Clarisse, jeune personne d’une rare beauté et d’un mérite accompli, est persécutée, par sa famille, parce qu’elle refuse de consentir à un mariage qui lui est justement odieux. En quête de liberté, elle s’enfuit avec un libertin artificieux, Lovelace.

13. Le Bon soldat (Ford Madox Ford, 1915) – John et Florence Dowell, trentenaires américains venus prendre les eaux à Nauheim, en Allemagne, y ont fait la connaissance du capitaine Edward Ashburnham et de sa jeune épouse, la belle et distinguée Leonora. Au fil des ans, leur amitié est devenue plus intime. À la veille de la guerre, ils forment un quatuor indestructible. Mais connaît-on vraiment ses amis, a fortiori s’ils sont anglais et ont la réputation de former un ménage modèle ?

12. 1984 (George Orwell, 1949) – Dans le monde futuriste de 1984, le monde est gouverné par une dictature, représentée par la figure de « Big Brother ». Winston Smith, simple fonctionnaire, se rebelle.

11. Orgueil et Préjugés (Jane Austen, 1813) – Vive et ironique, Elizabeth Bennet est la cadette d’une famille de cinq sœurs. De condition modeste, l’unique souci de sa mère est de marier ses filles à de beaux partis. Les soupirants ne manquent pas, mais aucun n’a la fortune de l’aristocrate Monsieur Darcy. Au cours d’un bal, Elizabeth rencontre l’élégant Monsieur Darcy. Choquée par sa froideur qu’elle prend pour de l’orgueil, elle jure de lui faire payer ses manières…

10. La Foire aux vanités (William Makepeace Thackeray, 1848) – Angleterre, début du XIXe siècle. Becky Sharp est une jeune orpheline sans ressources, mais elle a du charme, de l’esprit et de l’ambition. Bien décidée à s’extraire de sa condition modeste, Becky va user de tous les moyens pour gravir les échelons de la société anglaise…

9. Frankenstein (Mary Shelley, 1818) – Victor Frankenstein a travaillé sans relâche pour découvrir le secret de la vie. Jour et nuit, il s’est enfermé dans son laboratoire secret. Et voilà qu’au moment de réussir, tout s’effondre. La créature à laquelle il a donné vie est un monstre. Horrifié, le savant s’enfuit abandonnant la créature à elle-même. Grave erreur ! Seule, mal-aimée, elle n’aura désormais qu’un but : se venger de son créateur.

8. David Copperfield (Charles Dickens, 1850) – Le parcours de David Copperfield, d’une enfance pauvre jusqu’au statut d’auteur à succès, grâce à la persévérance et malgré un manque de discipline personnelle.

7. Les Hauts de Hurlevent (Emily Brontë, 1847) – Depuis son arrivée chez les Earnshaw, qui l’ont adopté, Heathcliff, enfant abandonné, semble attirer le malheur sur la maisonnée. Hindley, l’aîné, l’a pris spontanément en grippe. Et tandis que l’orphelin s’est épris de sa sœur Catherine, celle-ci décide de quitter les Hauts de Hurlevent pour se marier, dans l’espoir qu’elle pourra soustraire le malheureux aux colères de son frère aîné… Au comble du tourment, Heathcliff s’enfuit. Mais il reviendra accomplir sa vengeance et détruire ceux qui l’ont fait souffrir…

6. La Maison d’Âpre-Vent (Charles Dickens, 1853) – Le richissime John Jarndyce accueille dans son domaine, Bleak House, trois enfants dont il a obtenu la tutelle. Tout porte à croire qu’un avenir radieux s’ouvre désormais à eux, mais la malchance semble poursuivre tous les occupants de la maison…

5. Jane Eyre (Charlotte Brontë, 1847) – Jane Eyre est engagée comme gouvernante de la petite Adèle chez le riche Edward Rochester. Cet homme ombrageux ne tarde pas à être sensible aux charmes de la jeune fille. C’est le début d’une folle passion…

4. De Grandes Espérances (Charles Dickens, 1861) – Un jour qu’il se rend sur la tombe de ses parents, Pip vient en aide à un évadé en volant de la nourriture chez ses tuteurs. Quelque temps plus tard, le garçon est conduit dans une étrange demeure où le temps semble s’être arrêté.

3. Mrs. Dalloway (Virginia Woolf, 1925) – Mrs. Dalloway s’affaire aux préparatifs d’une fête dans son élégante maison de Westminster. Sa journée se transforme en un monologue intérieur. Ses émotions iront de la jubilation à l’introspection pour atteindre un sentiment de profonde mélancolie.

2. La Promenade au phare (Virginia Woolf, 1927) – À 43 ans, jusqu’alors hantée par la disparition prématurée de sa mère et par le despotisme intellectuel et affectif de son père, Virginia Woolf se décide enfin à les placer au centre de son écriture. Avec passion et, pour la première fois, avec une immense facilité, elle se jette dans ce poème psychologique, chaque page la délivrant peu à peu et définitivement de ses souvenirs. Au rythme de trois parties inégales, trois vagues d’une mer intranquille, elle ouvre les fenêtres de la demeure de vacances des îles Hébrides aux souvenirs d’abord, puis au temps qui passe, silencieux, qui empoussière et jaunit la maison, et enfin à l’âme intemporelle des siens et de ce passé qui la constitue.

1. Middlemarch (George Eliot, 1874) – Dorothea Brooke a de grandes ambitions. Elle se marie avec le révérend Casaubon afin de partager sa vie intellectuelle. Elle déchante vite lors de leur voyage de noces… Fred Vincy courtise Mary Garth qui cédera à ses avances s’il renonce à l’église. La charmante Rosamund Vincy épouse le jeune docteur Lydgate. Des problèmes d’argent vont assombrir leur bonheur.

Passé et présent : Londres durant le Blitz

C’est à l’occasion du 75e anniversaire de la fin du Blitz (qui était le 10 mai) que The Telegraph a mis en ligne une galerie d’images juxtaposant Londres durant cette campagne de bombardements stratégiques durant la Seconde Guerre mondiale menée par l’aviation allemande à la ville de nos jours. De nouveau un lieu, deux époques où se confondent une ville bombardée et marquée par la destruction et un Londres moderne.

19 septembre 1940, près de St Pancras Station.
19 septembre 1940, près de St Pancras Station.
1941, à Holborn Circus.
1941, à Holborn Circus.
1940, à The Strand.
1940, à The Strand.
Devant The Royal Exchange.
Devant The Royal Exchange.
19 septembre 1940, Portman sStreet
19 septembre 1940, Portman sStreet
29 avril 1942, Berkeley Square
29 avril 1942, Berkeley Square
3 mai 1941, Leicester Square
3 mai 1941, Leicester Square
7 septembre 1940, la Tamise
7 septembre 1940, la Tamise
May 1941, Westminster Abbey
May 1941, Westminster Abbey
4 septembre 1940, devant Buckingham Palace.
4 septembre 1940, devant Buckingham Palace.
9 septembre 1940 à Harrington Square, Mornington Crescent le lendemain d'un raid.
9 septembre 1940 à Harrington Square, Mornington Crescent le lendemain d’un raid.
Le 15 octobre 1940 à Pall Mall.
Le 15 octobre 1940 à Pall Mall.
16 octobre 1940 à la station de métro de Bounds Green
16 octobre 1940 à la station de métro de Bounds Green

Vous pouvez également découvrir d’autres images de Londres avec l’article : Le passé et le présent fusionnent sur ces photographies de Londres.

Le Jour de la Serviette, l’hommage à Douglas Adams

serviettesLa galaxie est un vaste lieu qui nécessite sans aucun doute de s’y rendre avec un guide. La référence en la matière n’est autre que Le Guide du voyageur galactique qui nous conseille de posséder une serviette, objet le plus utile pour le voyageur.

Coïncidant avec le Geek Gay Pride, le jour de la serviette – ou Towel Day –  est une célébration annuelle prenant place tous les 25 mai qui rend hommage à l’écrivain britannique et auteur du guide, Douglas Adams (11 mars 1952 – 11 mai 2001).

Le Guide galactique a son mot à dire au sujet des serviettes :

 

      La serviette, nous apprend-il, est sans doute l’objet le plus vastement utile que puisse posséder le routard interstellaire. D’abord, par son aspect pratique : vous pouvez vous draper dedans pour traverser les lunes glaciales de Jagran Bêta ; vous pouvez vous allonger dessus pour bronzer sur les sables marbrés de ces plages irisées de Santraginus V où l’on respire d’entêtants embruns ; vous pouvez vous glisser dessous, pour dormir sous les étoiles, si rouges, qui embrasent le monde-désert de Karafon ; vous en servir pour gréer un mini-radeau sur les eaux lourdes et lentes du fleuve Mite ; une fois mouillée, l’utiliser en combat à mains nues ; vous encapuchonner la tête avec afin de vous protéger des vapeurs toxiques ou bien pour éviter le regard du hanneton glouton de Tron (un animal d’une atterrante stupidité : il est persuadé que si vous ne le voyez pas, il ne vous voit pas non plus – con comme un balai mais très, très, très glouton) ; en cas d’urgence, vous pouvez agiter votre serviette pour faire des signaux de détresse et, bien entendu, vous pouvez toujours vous essuyer avec si elle vous paraît encore assez propre.

Le monde de la science-fiction serait bien différent sans cet écrivain humoristique et imaginatif qui nous aura offert avec sa trilogie en 5 livres plus qu’un guide de voyage, un véritable guide de survie existentielle. Comme dans la galaxie, il est aisé de se perdre dans la vie avec de nombreuses questions (dont celle sur la vie, l’univers et le reste) et on a certainement bien besoin d’un guide – et d’une serviette.

Guide Serviette

      Plus important, la serviette revêt une considérable valeur psychologique : si, pour quelque raison, un rampant (rampant : non routard) découvre qu’un routard a sur lui une serviette, il en déduira illico que ce dernier possède également brosse à dents, gant de toilette, savonnette, boîte de biscuits, gourde, boussole, carte, pelote de ficelle, crème à moustiques, imperméable, scaphandre spatial, etc. Mieux encore, le rampant sera même heureux de prêter alors au routard l’un ou l’autre des susdits articles (voire une douzaine d’autres) que ledit routard aurait accidentellement pu « oublier » ; son raisonnement étant que tout homme ainsi capable de sillonner de long en large la Galaxie en vivant à la dure, de zoner en affrontant de terribles épreuves et de s’en tirer sans avoir perdu sa serviette ne peut être assurément qu’un homme digne d’estime.

 

      D’où cette phrase, désormais passée dans l’argot de la route : Hé, t’as coincé ce padard de Ford Escort ? Voilà un poton qui n’a pas perdu sa serviette ! (coincer : percevoir / connaitre / rencontrer / avoir des rapports sexuels avec // padard : mec vraiment chié // poton : mec vraiment superchié).1

Le choix de mettre l’emphase sur la serviette est une référence au The Hitchhiker’s Guide To Europe de Ken Welsh, qui a servi d’inspiration à Douglas Adams et qui pointait du doigt l’importance des serviettes.

Cette commémoration a commencé en 2001, la première s’étant tenu deux semaines après le décès d’Adams.  Elle requiert principalement de se balader avec une serviette. Différents évènements sont organisés dans de multiples pays pour célébrer dignement cette journée. Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre sur le site Towelday.org (site créé par les fondateurs de cette journée). En France, l’association Le Grand Ordre de la Serviette (GOS) — ayant pour but de célébrer la culture et l’humour britannique — vous servira de guide. Quoi qu’il arrive, n’oubliez pas votre serviette !

Le petit guide des adaptations des romans d’Anthony Trollope

Anthony Trollope
Anthony Trollope

Anthony Trollope était un auteur respecté et prolifique de l’époque victorienne. On ne s’étonnera pas de constater que plusieurs de ses œuvres ont été adaptées – majoritairement par BBC. Ci-dessous, un petit guide des adaptations de l’auteur qui ne sont pas toutes trouvables à l’image de ses romans qui n’ont pas tous été traduits en français…

The Warden (1951) est porté à l’écran par BBC sous la forme d’une minisérie en 6 épisodes d’une durée de 30 minutes chacun. Il ne faut cependant pas espérer la voir, vu qu’elle a été réalisée en direct et qu’il semble qu’elle n’a pas été enregistrée. Elle est donc considérée comme perdue.

On sait néanmoins que l’adaptation était signée Cedric Wallis avec au casting : J.H. Roberts, Thea Holme, Lockwood West, Avice Landone, David Markham, Arthur Hambling, Christopher Steele, Arthur Wontner, Lucille Lisle, Horace Sequiera et Leonard Sachs en tant que narrateur.

En France, le livre a été publié sous les titres La Sinécure ou Le Directeur. Premier des Chroniques du Barsetshire, c’est le 4e roman d’Anthony Trollope publié en Angleterre en 1855.

The Last Chronicle of Barset (1959) a été porté à l’écran et reste aussi quelque peu un mystère vu que la série est partiellement perdue. Dans le même esprit les adaptations de The Eustace Diamonds (1959) avec David McCallum et The Small House at Allington (1960) sont également perdue (dans leur intégralité, semble-t-il).

victorian dividerThe Way We Live Now est porté deux fois à l’écran par BBC, une première fois en 1969. Une seconde verra le jour en 2001. Andrew Davies écrit les 5 épisodes avec David Suchet (dans le rôle de Auguste Melmotte) et Matthew Macfadyen (dans la peau de Sir Felix Carbury).

Quelle Epoque !The Way We Live Now a été publié en France sous le titre Quelle époque ! : Augustus Melmotte est un financier véreux. De ces capitalistes à la morale douteuse qui lancent de vastes opérations spéculatives pour piéger les investisseurs naïfs. A ses côtés jeunes gens de bonne famille désargentés et voleurs, romancières sans talent, politiciens malhonnêtes et journalistes menteurs pour qui la triche est une seconde peau. Car dans le Londres victorien, on trompe, séduit et arnaque comme on respire, on s’adonne à la satire et cela prend des airs furieusement contemporains.

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The Pallisers (1974) couvre en 26 épisodes les six romans formant la série Palliser. Réalisée par Simon Raven, l’adaptation réunit Philip Latham dans le rôle de Plantagenet Palliser et Susan Hampshire dans le rôle de Lady Glencora.

La Série Palliser (en livre)

Can You Forgive Her? (1864) — Publié en français sous le titre Peut-on lui pardonner ?
Phineas Finn (1869) — Publié en français sous le titre Phinéas Finn
The Eustace Diamonds (1873) — Publié en français sous le titre Les Diamants Eustace
Phineas Redux (1874) — Publié en français sous le titre Les Antichambres de Westminster
The Prime Minister (1876) — Publié en français sous le titre Le Premier Ministre
The Duke’s Children (1879) — Publié en français sous le titre Les Enfants du duc

victorian dividerThe Barchester Chronicles (1982) s’attaque au deux premiers romans du Barsetshire – The Warden et Barchester Towers (Les Tours de Barchester). Cette adaptation en 7 épisodes d’Alan Plater réunissait Donald Pleasence (Révérend Septimus Harding), Nigel Hawthorne (l’Archidiacre Grantly), Alan Rickman (Révérend Obadiah Slope), Geraldine McEwan et Susan Hampshire.

victorian dividerHe Knew He Was Right (2004) est une adaptation d’Andrew Davies avec Bill Nighy, Laura Fraser, David Tennant, et Geoffrey Palmer. Le roman n’a pas été traduit en français.

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Doctor Thorne (2016) est la dernière adaptation en date nous venant de Julian Fellowes (Downton Abbey) avec Tom Hollander, Rebecca Front, Ian McShane et Alison Brie. Elle se compose de 3 épisodes.

Doctor Thorne alias Tom HollanderDocteur Thorne : Sans dot, de naissance illégitime, la belle et fière Mary ne saurait s’unir à celui qu’elle aime, Frank Gresham, un jeune héritier désargenté. Les Ladies de la famille Gresham manœuvrent en coulisse pour le marier à une femme riche afin de sauver le domaine familial hypothéqué. Seul l’oncle de Mary, le docteur Thorne, connaît le secret de son ascendance et la fortune dont elle pourrait hériter si…

Où acheter ses livres en anglais ?

Il existe de multiples raisons de vouloir lire en anglais. Le prix est, j’avoue, ce qui m’a poussé il y a un certain nombre d’années à me tourner dans cette direction pour mes comic books. Vient également l’envie d’avoir une édition de certains livres dans sa version originale ou tout simplement, car l’ouvrage n’a pas été traduit.

Quelque soit la raison au point de départ, voici donc quelques choix de sites qui s’offrent à vous :

Amazon : Le classique

Amazon (livre anglais)

Il n’y a pas besoin de présenter Amazon qui reste une valeur sûre dans son domaine, malgré des délais de réceptions qui se sont rallongés avec le temps. S’il m’arrive encore de m’y procurer des livres neufs, reste qu’Amazon est à mes yeux surtout attractifs en terme d’ouvrages anglais pour son Marketplace où l’on peut y trouver des ouvrages à vraiment bon prix pour peu que l’on n’ait aucun problème avec l’occasion.

Il peut être également intéressant, dans certains cas, de se tourner vers Amazon.co.uk.

Des livres neufs pour toutes les occasions : Book Depository et Wordery

Book Depository

Fondé en 2004 par Andrew Crawford et Stuart Felton, The Book Depository est un magasin de vente en ligne de livres basés au Royaume-Uni qui offre les frais de port gratuits pour plus de 160 pays, dont la France.  Ce site m’a permis d’acheter un certain nombre de comic books au fil des années à des prix plus intéressants que sur Amazon grâce à leurs promotions régulières.

Ils sont moins attractifs qu’ils ne l’ont été depuis leur rachat par Amazon en 2011, mais ils sont tout de même à surveiller, surtout aux environs d’une date de sortie ou quelques jours après où l’application d’un pourcentage de réduction fait qu’ils peuvent être les moins chers sur le marché à ce moment-là. Si vous commandez plusieurs articles en même temps, ils sont envoyés séparément et en cadeau, il y a à l’occasion un marque-page (et j’adore leur marque-page). Notons également que, parfois, c’est moins cher de passer par le marketplace Amazon, où ils sont vendeurs, que directement sur leur site. Il faut donc faire attention.

J’ai aussi pu tester leur service après-vente, mon postier ayant apparemment perdu un tome de Batman un jour. Ils m’ont en renvoyé un autre. De même, j’ai annulé une commande et s’il faut leur écrire pour cela, tout s’est bien passé.

Je termine par signifier qu’il faut quand même au moins une semaine, voir plus, pour la réception d’une commande – emballée dans une enveloppe carton.

Wordery

Nous venant également du Royaume-Uni, Wordery est un indépendant dont le site a été lancé en 2013, avec dans ses rangs un ancien de Book Depository. Le site est aujourd’hui vraiment compétitif – comprendre qu’il fait tout simplement parfois le meilleur prix – et il est ainsi devenu un incontournable.

Dans la lignée de Book Depository, les livres sont envoyés dans des enveloppes cartons et arrive après une semaine (ou plus), avec également parfois un marque page.

Entre acheteurs et vendeurs : AbeBooks.fr et Rakuten France

A l’image d’Amazon Marketplace, nous avons ici des sites qui ont pour vocation de jouer le rôle d’intermédiaire entre acheteurs et vendeurs.

Abebooks fut créé en 1995, et a également été racheté par Amazon. Si on en croit Wikipedia, « elle contient 200 millions de livres neufs, d’occasion, anciens, rares et épuisés mis en vente par plus de 13 500 libraires partenaires dans le monde. »

Abebooks est donc une option non négligeable lorsque vous êtes à la recherche d’un ouvrage dont les stocks sont en baisse ou voir qui semble avoir quitté le marché.

Anciennement connu sous le nom de Price Minister avant son rachat, Rakuten France fait plus que des livres mais son offre n’est pas du tout négligeable. Il y a particuliers et professionnels qui vendent, ce qui offre multiples options.

Le défaut principal de cette forme de business se situe majoritairement dans le SAV. C’est à dire qu’il est parfois difficile de savoir si, en cas de problème, cela va tourner à votre avantage. Cela joue plus souvent en faveur de l’acheteur en cas de litige, mais cela ne peut effacer la déception de recevoir un ouvrage en état correct alors qu’il était indiqué « très bon ». Il faut donc accepter de pouvoir faire face à ce genre d’imprévus.

Le passé et le présent fusionnent sur ces photographies de Londres

Une ville change vite, et cela est encore plus vrai lorsque vous parlez de la capitale du Royaume-Uni. Le changement à travers le temps passe autant par des constructions archéologiques que par notre style vestimentaire.

En mars 2015, London’s Evening Standard publiait des photographies de Londres réalisées par de Gareth Richman où passé et présent dans la ville fusionnaient. Photoshop peut bel et bien faire des miracles parfois et le fameux logiciel permet ainsi de mettre en parallèle un lieu à deux époques, nous montrant un monde en noir et blanc qui est devenu couleur, des constructions qui se sont terminées ou tout simplement l’évolution de la société.

Le Routemaster en 1956 se transforme en l'un des nouveaux bus de Londres.
Le Routemaster en 1956 se transforme en l’un des nouveaux bus de Londres.
Tower Bridge en construction à la fin du XIXe siècle est bien entendu fini de nos jours.
Tower Bridge en construction à la fin du XIXe siècle est bien entendu fini de nos jours.
Direction le centre commercial en 1929 et Buckingham Palace en 2013.
Direction le centre commercial en 1929 et Buckingham Palace en 2013.
L'œil de Londres en 2000 et aux environs de 1900.
L’œil de Londres en 2000 et aux environs de 1900.
Le palais de Westminster - en 1865 et présent.
Le palais de Westminster – en 1865 et présent.
Plateforme de métro en 1932 et train qui s'en va de nos jours.
Plateforme de métro en 1932 et train qui s’en va de nos jours.
Des nageurs en 1936 et de nos jours à La Serpentine.
Des nageurs en 1936 et de nos jours à La Serpentine.
Escalateur de Londres, entre aujourd'hui et 1939.
Escalateur de Londres, entre aujourd’hui et 1939.
Battersea Power Station aujourd'hui et en 1981
Battersea Power Station aujourd’hui et en 1981
Andy Murray en 2013 rencontre Fred Perry de 1936 à Wimbledon.
Andy Murray en 2013 rencontre Fred Perry de 1936 à Wimbledon.

Mr Selfridge : Une chronologie de la vie d’Harry Gordon Selfridge qui modernisa la vente au détail britannique

Harry Gordon Selfridge
Harry Gordon Selfridge

En France, lorsque l’on parle de grand magasin à Londres, on vous dit d’aller visiter Harrods, dans le quartier de Knightsbridge. Une réponse qui peut trouver son origine dans l’image de luxe cultivé par l’entreprise. Autant dire que l’on boudait Selfridges, voir même – comme c’était mon cas – ignorait tout simplement l’existence de ce grand magasin.

Harrods existait depuis 75 ans lorsqu’Harry Selfridge ouvrit son grand magasin à Oxford Street en 1909. Si le premier a un train d’avance considérable, Harry Selfridge était assez confiant pour parier en 1917 avec Sir Woodman Burbidge, directeur général d’Harrods que Selfridges dépasserait les revenus d’Harrods dans 10 ans.

La nature de parieur d’Harry aura eu raison de lui. En 1927, il était loin d’avoir égalé Harrods. Il reconnut sa défaite en faisant parvenir à Burbidge une reproduction miniature en argent du magasin, un objet qui peut être vu de nos jours à la banque d’Harrods.

Les deux magasins possèdent donc histoire commune, si on peut dire, et mérite sans aucun doute qu’on aille voir les deux.

Alors que la série Mr Selfridge consacré au fondateur de Selfridges touche à sa fin en Angleterre sur ITV, c’est le moment de retracer l’histoire de cet américain qui a laissé son empreinte sur le monde du shopping au Royaume-Uni.

11 janvier 1858 Naissance de Harry Gordon à Ripon, dans le Winsconsin (US). Fils de Robert Oliver Selfridge et de sa femme Lois.
Printemps 1858 Sa famille déménage à Jackson dans le Michigan où Robert Selfridge a acquis un magasin général.
12 avril 1861 La guerre civile américaine commence. Robert Selfridge joint l’Armée de l’Union.
9 mai 1865 Fin de la guerre. Robert Selfridge survit, mais ne rentre pas chez lui. Il laisse sa femme élever seul leurs trois fils, Harry, Robert et Charles. Elle dit à ses enfants que leur père est mort à la guerre. Peu de temps après, Robert et Charles mourront.
1866 (?) Lois devient enseignante à Jackson. Son salaire n’est pas suffisant pour qu’elle puisse prendre soin d’elle et de son fils. Elle complète alors son activité en réalisant des cartes de vœux à la main.
1868 Harry Selfridge travaille comme livreur de journaux à partir de l’âge de 10 ans.
1870 Harry Selfridge travaille après l’école et durant les vacances au magasin de Leonard Field.
1871 Harry Selfridge et son ami Peter Loomis réalisent un magazine pour garçons ‘Will o’ the Wisp’ et gagnent de l’argent en vendant des espaces publicitaires.
Eté 1872 Harry Selfridge quitte l’école à 14 ans. Il trouve un emploi à la banque dirigé par le père de Peter Loomis en tant que jeune comptable.
1874 Harry Selfridge travaille à l’usine de meubles Gilbert, Ransom & Knapp en tant que comptable. L’entreprise rencontre des problèmes et ferme ses portes.
1875 Harry trouve du travail dans les assurances à Grand Rapids pour un dollar par jour. Il passe alors de nombreuses soirées à jouer aux cartes, surtout au poker.
Fin janvier 1876 Harry Selfridge a réussi économiser 500 dollars et revient à Jackson.
1876 Harry Selfridge est employé dans une épicerie locale, mais souhaite quelque chose de plus demandant.
1878 Harry convainc son ancien employeur Leonard Field de lui écrire une lettre pour son cousin Marshall Field, fondateur du grand magasin Field Leiter and Company (plus tard Marshall Field & Co) à Chicago.
1879 Harry Selfridge travaille à Field Leiter and Company en tant que garçon de stock. Il y restera 25 ans, au cours desquels il grimpera les échelons.
Selfridge's en construction (via RetailWeek).
Selfridge’s en construction (via RetailWeek).
1885   (et plus ?) Harry Selfridge devient le directeur général de la vente au détail, l’assistant personnel de J M Fleming.

Harry effectue des changements dans le magasin, à commencer par améliorer l’éclairage intérieur ainsi que celui de la vitrine. Il augmente le budget de la publicité et développe de l’attente autour de Noël en étant le premier à compter les jours menant à la fête. Il a participé avec Field à populariser le slogan « Le client à toujours raison. »

11 novembre 1890 Harry Selfridge épouse Rosalie Buckingham à Chicago. Rosalie – appelée Rose – a hérité d’une belle fortune de sa famille.
1891 Naissance de Chandler, leur premier fils qui mourra peut de temps après.
1892 Les chiffres montrent que Harry a permis à de faire grossir le magasin de plus de deux millions en six ans. Harry en profite pour demander à passer partenaire. Cette nouvelle position lui apporte un salaire de 20 000 dollars par an.
10 septembre 1893 Naissance de sa fille Rosalie.
1897 Naissance de sa seconde fille, Violette.
2 avril 1900 Naissance de son fils Harry Gordon Selfridge, appelé Gordon.
30 juillet 1901 Naissance de sa troisième fille Beatrice.
1904 Harry Selfridge ouvre son premier magasin Harry G. Selfridge and Co. à Chicago. Après deux mois, il le vend avec succès à Carson, Pirie and Co.
1906 Au cours de vacances à Londres avec sa femme, Harry remarque que les grands magasins n’utilisent pas les techniques de ventes américaines. Il décide d’investir 400 000 livres pour avoir son propre magasin à Londres.

La série commence dans ses environs !

Jeremy Piven est Mr Selfridge pour ITV
Jeremy Piven est Mr Selfridge pour ITV
15 mars 1909 Selfridge & Co ouvre ses portes.
25 juillet 1909 L’avion de Louis Blériot (dans lequel il a réalisé la première traversée de la Manche) est exposé à Selfridges. 12 000 personnes le verront. de l.
1910 S’inspirant de ce qu’il a vu à Paris, Harry Selfridge ouvre un département de beauté au rez-de-chaussée de Selfridge’s à Londres.

L’homme d’affaires se lance dans une liaison avec Gaby Deslys, une chanteuse de music-hall française (elle se terminera en 1917).

1911 Harry Selfridge crée un coin des bonnes affaires dans son magasin qui rencontre un franc succès. Il ajoute également un département pour animaux et installe la plus grande librairie du monde.
1914 à 1918 Durant la Première Guerre mondiale, les employés masculins sont envoyés sur le front. Harry Selfridge engage alors des femmes pour occuper les postes vacants.

Publication du livre The Romance of Commerce écrit par Harry en 1918.

12 mai 1918 Rosalie meurt de la grippe lors de l’épidémie de 1918. Elle est enterrée au cimetière de Saint-Marc (Highcliffe, Dorset).
8 août1918 Rosalie, la fille de Harry, épouse Sergei Vincent de Bolotoff.
22 mai 1919 Naissance de Tatiana Rosemary Sequenva De-Bolotoff.
1921 Harry Selfridge assiste à un numéro de danse de Jenny et Rosie Dolly, connue en tant que The Dolly Sisters. La beauté des deux femmes attire l’attention de Selfridge.
4 mai 1921 Violette Selfridge épouse Jacques Jean de Sibour.
1922 Naissance de Jean Jacques Henri Blaise de Sibour.
1924 La mère d’Harry Selfridge décède.
Rose Selfridge et ses enfants Beatrice, Violette, Gordon et Rosalie.
Rose Selfridge et ses enfants Beatrice, Violette, Gordon et Rosalie.
1925 S’étant entiché de Jenny Dolly, Harry Selfridge dépense une fortune dans de somptueux cadeaux pour la jeune femme. Ensemble, ils fréquentent les casinos où il joue et procure de l’argent à Jenny pour qu’elle puisse elle aussi participer. Il offre également de beaux cadeaux à sa sœur Rosie. Les deux femmes sont connues alors pour avoir joué un rôle dans la chute de Selfridge.
Mars-avril 1925 John Logi Baird révèle le fonctionnement de son invention, la télévision, chez Selfridges.
1926 Harry Selfridge étend son entreprise et ouvre 16 nouveaux Selfridges en province.

Cette même année, sa fille Béatrice se marie à Louis Blaise de Sibour, le frère de l’époux de sa sœur Violette.

1927 Des magasins Selfridge’s sont ouverts à Leeds et Sheffield.
1929 Selfridges est Selfridges le plus grand groupe de distribution en Europe.
1931 Suite au krach boursier de Wall Street, la récession touche l’Angleterre. Selfridge encourage les gens à dépenser avec le slogan ‘Buy British’.
1933 Les sœurs Dolly sont victimes d’un accident de voiture. Jenny est gravement blessée et Harry paie les dépenses médicales.
1937 Harry devient sujet britannique.
1939 Harry Selfridge est évincé du conseil d’administration de SelfridgesRosalie se marie pour la seconde fois à Frank L. Lewis.
1940 Harry Selfridge est endetté et doit 250,000 £. Il prend sa retraite (pour la seconde fois), mais conserve une position de consultant.
10 juin 1940 Gordon épouse Charlotte Elsie Dennis à Libertyville, Illinois. Il abandonne son travail à Londres pour vivre en Amérique avec sa femme.
8 mai 1947 Harry meurt à Londres à l’âge de 89 ans. Il est enterré auprès de sa femme.
Selfridges en 2015
Selfridges en 2015