George II (roi de Grande-Bretagne) en 5 faits

C’est le 22 juin 1727 que George II (né Georg August) devint roi de Grande-Bretagne après avoir porté le titre de prince hérité pendant plus de 12 ans. Il succède à son père George Ier, et influa peu durant son règne sur la politique intérieure du pays, majoritairement contrôlée par le Parlement de Grande-Bretagne.

Pendant longtemps, George II était peu respecté dû à ses maitresses, son impatience et sa muflerie. Son héritage a été depuis réévalué et on lui reconnait maintenant avoir influé quelque peu sur la politique étrangère et les nominations militaires.

Retour sur le roi George II et son règne en 5 faits :

Le dernier monarque britannique né hors de Grande-Bretagne

Né un 10 novembre 1683 à Hanovre, où il a également grandi, George II est le dernier monarque britannique à naitre hors de la Grande-Bretagne. Lorsque l’Acte d’établissement de 170 réserva la succession aux protestants, 50 héritiers catholiques furent exclus, et c’est ainsi que sa grand-mère Sophie de Hanovre devint la seconde dans l’ordre de succession au trône. Après la mort de cette dernière et d’Anne de Grande-Bretagne, son père George Ier, électeur de Hanovre, accéda au trône.

George parla seulement le français jusqu’à ses 4 ans, la langue de la diplomatie à la Cour. Il apprit ensuite l’allemand, et reçut des cours d’anglais et d’italien, ainsi que de généalogie, d’histoire et de tactiques miliaires.

Plus qu’un mariage arrangé

George Ier a connu un mariage arrangé sans amour et veut mieux pour son fils. Il s’arrange dès lors pour que ce dernier puisse rencontrer la prétendante avant que tout soit décidé. C’est ainsi que les négociations pour la main de la princesse Edwige-Sophie de Suède tombent à l’eau, alors que George s’éprendra de  Caroline d’Ansbach, adoptée par sa tante Sophie-Charlotte de Hanovre.

Le mariage fut célébré le 2 septembre 1705 et le couple eut ainsi un mariage aimant et réussi, bien que le roi continua d’avoir de nombreuses maitresses, comme c’était la coutume en ce temps. George parlait même de ses infidélités à son épouse qui préférait qu’il prenne des dames de compagnie, qu’elle pouvait surveiller. Caroline fut quant à elle connue pour sa fidélité. Notons que lorsque le roi mourut, il fut enterré à côté de sa femme et que les côtés du cercueil qui les séparaient furent retirés pour que leurs restes puissent de mélanger.

Les Hymnes du couronnement

Peu de temps avant de mourir, le roi George Ier de Grande-Bretagne signa un « acte de naturalisation de George Frideric Haendel et d’autres ». Le compositeur allemand, devenu sujet anglais, eu pour première commande d’écrire la musique du couronnement prévu pour un peu plus tard dans l’année.

Zadok the Priest, un des hymnes de couronnement, est depuis chanté à chaque cérémonie de couronnement britannique, traditionnellement lors de l’onction du souverain.

Au combat avec ses hommes

La mort de Charles VI mena à Guerre de Succession d’Autriche, un conflit européen, avec d’une part la Prusse, la Bavière et la France et de l’autre part l’Autrice, la Grande-Bretagne, les Provinces-Unies et la Russie. L’armée britannique n’était pas ce que l’on qualifierait de reluisante en ce temps, malgré les tentatives de George de favoriser la promotion par le mérite plutôt que par la vente de poste.

Reste que cela fait plus de 20 ans que l’armée britannique n’avait pas connus d’affrontement majeur en Europe lorsqu’elle se mêla à une coalition de troupes autrichiennes, hollandaises, hanovriennes et hessiennes pour affronter les Français à la bataille de Dettingen. Contre toute attente, l’armée anglo-hanovrienne remporte la victoire avec par ailleurs George à leur tête. Il devint ainsi le dernier monarque britannique à mener une armée au combat.

Mort sur le trône

À l’image de Tywin Lannister, si on peut dire, le roi George II est mort sur le trône. Vous l’avez donc deviné, il n’est pas mort sur le siège royal, mais aux toilettes le possiblement d’une dissection aortique.

Horace Walpole, plus jeune fils de Robert Walpole (Premier ministre britannique) et très dévoué envers le roi George II et la reine Caroline, relate dans ses mémoires que le roi George « s’est levé à six heures, comme d’habitude, et a bu son chocolat ; toutes ses actions étaient invariablement méthodiques. À sept heures et quart, il est allé aux cabinets. Son valet de chambre allemand a entendu un bruit durant son attente, en rentrant, il a trouvé le roi décédé par terre. » En tombant, il s’était coupé le visage