Les séries britanniques 2016, le guide ultime

Retrouvez ici toutes les séries britanniques diffusées sur le petit écran anglais entre le 1er janvier et le 31 décembre 2016. Sont exclues les productions dont la diffusion a démarré l’année précédente même si la saison s’est achevée en 2016. Vous retrouverez d’abord une liste des nouveautés qui sont présentées. Rendez-vous en bas de page pour retrouver celles qui ont fait leur retour.

Ce guide sera mis à jour au fur et à mesure de l’année.

The A Word (Saison 1 – BBC One) – Renouvelée pour une saison 2

The A Word saison 1

Création de Peter Bowker (Monroe, D’Une vie à l’autre), The A Word est une série familiale qui s’intéresse aux Hughes. Ces derniers forment une famille comme une autre jusqu’au jour où leur plus jeune fils est diagnostiqué autiste. Soudainement, ses membres n’ont plus l’impression d’être une famille tout à fait ordinaire. Ils réalisent que pour que leur fils parvienne à communiquer, ils vont devoir eux-mêmes apprendre à communiquer. Christopher Eccleston, Lee Ingleby, Morven Christie, Greg McHugh, Vinette Robinson et le nouveau venu Max Vento forment le casting. Read More

Visiter Cambridge et Grantchester pour marcher dans les pas de Sidney Chambers

GrantchesterAdaptation des romans de James Runcie, Grantchester nous entraine dans ce village du Cambridgeshire sis sur la rivière Cam. Connu pour abriter la plus grande population de Prix Nobel et pour la chanson Grantchester Meadows de Pink Floyd, c’est aussi là où s’est installé Rupert Brooke pour écrire de la poésie et où Sidney Chambers donne des sermons !

King’s College

Avant de quitter Cambridge pour le village de Grantchester, un détour par le King’s College est obligatoire. C’est là où Sidney a étudié et où il enquêtera sur un apparent suicide dans le second épisode de la saison 2.

Attention par contre au prix d’entrée que l’on peut considéré comme élevé dans le sens où vous ne pourrez rentrer à l’intérieur. Reste que vous pourrez voir la cour intérieure et sa magnifique chapelle.

King's College

De Cambridge à Grantchester avec un bachot (ou « Punt » en anglais), en bus ou à vélo

Sidney Chambers se déplace régulièrement en vélo, alors pourquoi pas vous ? Vous pouvez aussi privilégier la marche ou tout simplement la barque à fond plat (ou en canoë-kayak) qui vous permettra de profiter pleinement du décor tout en assurant une activité sportive. Vous pouvez donc « louer » votre moyen de transport pour la journée pour arriver à bon port. A vous de choisir en fonction de votre bourse et de ce que vous comptez faire.

Pique-niquer dans les prairies de Grantchester

De nombreux touristes viennent à Grantchester pour pique-niquer, et ce bien avant d’avoir vu Sidney Chambers sur son vélo dans les prairies. Pink Floyd n’y est sûrement pas pour rien.

Grantchester Meadows

Grantchester Meadows : parfait pour pique-niquer avec Sidney Chambers !

Dans les rues de Grantchester avec auberge et pubs

Sidney Chambers est-il passé par là ? Nous sommes en balade après tout où l’on peut admirer les cottages, les fermes, les maisons à toits de chaume, les pubs et les auberges où l’on s’arrêtera peut-être. Se trouvent alors The Red Lion, The Green Man ou encore The Blue Ball Inn pour se ressourcer et profiter du village.

The Church of St Andrew & St Mary

Vous ne pourrez peut-être pas entendre un sermon de Sidney en personne, mais que cela n’empêche pas d’aller admirer cette église située au centre du village qui ne date pas d’une seule période. La partie la plus ancienne (le chœur) remonte au 14e siècle. La nef et la tour date du 15e siècle, tandis que le bas-côté sud a été ajouté dans les années 1870.

The Church of St Andrew and St Mary

The Church of St Andrew & St Mary

Boire du thé à The Orchard

Quelques mètres plus bas, vous pouvez choisir de vous arrêter à The Orchard, jardin de thé où vous pourrez aussi déjeuner. Ouvert depuis 1897, le lieu est connu pour y accueillir beaucoup d’étudiants de Cambridge et aura acquis une certaine célébrité lorsque le poète Rupert Brooke y prit un logement en 1909. Sa présence attira d’autres noms, dont Virginia Woolf, John Maynard Keynes et E.M. Forster.

Vous pouvez ensuite continuer votre promenade pour vous diriger vers l’étang du moulin (The Mill Pond) pour retrouver le chemin du retour par le sentier qui longe la rivière.

En cas de doute, pas de panique ! Grantchester est un petit village (en 2011, le recensement indiquait 540 habitants), il ne devrait pas falloir trop de temps pour vous y retrouver !

Compléter la lecture de cet article en vous plongeant dans la lecture des livres de James Runcie ou en visionnant la série Grantchester tout simplement.

Les 100 meilleurs films britanniques du XXème siècle (selon le BFI)

The Third Man (Le Troisième Homme)

En 1999, le British Film Institute a réalisé un classement des cent meilleurs films britanniques du XXe siècle après avoir sondé 1000 personnes. Ces derniers devaient alors choisir 100 longs-métrages « culturellement britanniques ».

Les années 60 sont les plus représentées dans la liste avec un total de 26 films pour la période.
Les 39 marches est le film le plus ancien (1935) alors que Shakespeare in love est le film le plus récent.
David Lean est le réalisateur le plus populaire avec 7 films, alors qu’Alec Guinness est l’acteur le plus représenté avec neuf films (dont 3 où il n’est qu’en rôle secondaire). Michael Caine est l’acteur vivant qui a le plus de films dans cette liste (7), alors que Julie Christie est l’actrice qui en a le plus (6).
Il n’y a que des réalisateurs masculins.

1. Le Troisième homme (1949, Carol Reed)
2. Brève rencontre (1945, David Lean)
3. Lawrence d’Arabie (1962, David Lean)
4. Les 39 marches (1935, Alfred Hitchcock)
5. Les Grandes espérances (1946, David Lean)
6. Noblesse oblige (1949, Robert Hamer)
7. Kes (1969 Ken Loach)
8. Ne vous retournez pas (1973, Nicolas Roeg)
9. Les Chaussons rouges (1948, Michael Powell, Emeric Pressburger)
10. Trainspotting (1996, Danny Boyle)

11. Le Pont de la rivière Kwai (1957, David Lean)
12. If… (1968, Lindsay Anderson)
13. The Ladykillers, Tueurs de dames (1955, Alexander Mackendrick)
14. Samedi soir, dimanche matin (1960, Karel Reisz)
15. Le Gang des tueurs (1947, John Boulting)
16. Get Carter (La Loi Du Milieu) (1971, Mike Hodges)
17. De l’or en barre (1951 Charles Crichton)
18. Henry V (1944, Laurence Olivier)
19. Les Chariots de feu (1981, Hugh Hudson)
20. Une Question de vie ou de mort (1946 Michael Powell, Emeric Pressburger)

21. Du sang sur la Tamise (1980, John Mackenzie)
22. The Servant (1963, Joseph Losey)
23. 4 mariages et 1 enterrement (1994, Mike Newell)
24. Whisky à gogo (1949, Alexander Mackendrick)
25. The Full Monty (1997, Peter Cattaneo)
26. The Crying Game (1992, Neil Jordan)
27. Le Docteur Jivago (1965, David Lean)
28. Monty Python : La Vie de Brian (1979, Terry Jones)
29. Withnail et moi (1987, Bruce Robinson)
30. Une fille pour Gregory (1980, Bill Forsyth)

31. Zoulou (1964, Cy Endfield)
32. Les Chemins De La Haute Ville (1958, Jack Clayton)
33. Alfie (1966, Lewis Gilbert)
34. Gandhi (1982, Richard Attenborough)
35. Une femme disparaît  (1938, Alfred Hitchcock)
36. L’Or se barre( 1969, Peter Collinson)
37. Local Hero (1983, Bill Forsyth)
38. The Commitments (1991, Alan Parker)
39. Un poisson nommé Wanda (1988, Charles Crichton)

40. Secrets et mensonges(1995, Mike Leigh)
41. James Bond contre Dr No (1962, Terence Young)
42. La Folie du roi George (1994, Nicholas Hytner)
43. Un homme pour l’éternité (1966, Fred Zinnemann)
44. Le narcisse noir (1947, Michael Powell, Emeric Pressburger)
45. Colonel Blimp (1943, Michael Powell, Emeric Pressburger)
46. Oliver Twist (1948, David Lean)
47. Après moi le déluge (1959, John Boulting)
48. Performance (1970, Nicolas Roeg, Donald Cammell)
49. Shakespeare in Love (1998, John Madden)
50. My Beautiful Laundrette (1985, Stephen Frears)

51. Tom Jones (1963, Tony Richardson)
52. Le Prix d’un homme (1963, Lindsay Anderson)
53. My Left Foot (1989, Jim Sheridan)
54. Brazil (1985, Terry Gilliam)
55. Le Patient Anglais (1996, Anthony Minghella)
56. Un Gout de miel (1961, Tony Richardson)
57. (1970, Joseph Losey)
58. L’homme au complet blanc (1951, Alexander Mackendrick)
59. Ipcress, danger immédiat (1965 Sidney J Furle)
60. Blow Up (1966, Michelangelo Antonioni)

61. La Solitude du coureur de fond (1962, Tony Richardson)
62. Raison et Sentiments (1995, Ang Lee)
63. Passeport pour Pimlico (1949, Henry Cornelius)
64. Les Vestiges du jour (1993, James Ivory)
65. Sunday, Bloody Sunday (1971, John Schlesinger)
66. The Railway Children (1970, Lionel Jeffries)
67. Mona Lisa (1986, Neil Jordan)
68. Les briseurs de barrages (1955, Michael Anderson)
69. Hamlet (1948, Laurence Olivier)
70. Goldfinger (1964, Guy Hamilton)

71. Elizabeth (1998, Shekhar Kapur)
72. Au revoir M. Chips (1939, Sam Wood)
73. Chambre avec vue (1985, James Ivory)
74. Le Chacal (1973, Fred Zinnemann)
75. La Mer cruelle (1952, Charles Frend)
76. Billy le menteur (1963, John Schlesinger)
77. Oliver ! (1968, Carol Reed)
78. Le Voyeur (1960, Michael Powell)
79. Loin de la foule déchaînée (1967, John Schlesinger)
80. Meurtre dans un jardin anglais (1982, Peter Greenaway)

81. Orange mécanique (1971, Stanley Kubrick)
82. Distant Voices, Still Lives (1988, Terence Davies)
83. Darling (1965, John Schlesinger)
84. L’Éducation de Rita (1983, Lewis Gilbert)
85. Les Virtuoses (1996, Mark Herman)
86. Genevieve (1953, Henry Cornelius)
87. Women in Love (1969, Ken Russell)
88. The Beatles – Quatre garçons dans le vent (1964, Richard Lester)
89. Fires Were Started (documentaire, 1943, Humphrey Jennings)
90. La Guerre à 7 ans : Hope and Glory (1987, John Boorman)

91. My Name is Joe (1998, Ken Loach)
92. Ceux qui servent en mer (1942 Noel Coward, David Lean)
93. Caravaggio (1986, Derek Jarman)
94. The Belles of St Trinian’s (1954, Frank Launder)
95. Life Is Sweet (1990, Mike Leigh)
96. The Wicker Man (1973, Robin Hardy)
97. Ne pas avaler (1997, Gary Oldman)
98. Small Faces (1995, Gillies Mackinnon)
99. Carry On Up the Khyber (1968, Gerald Thomas)
100. La Déchirure (1984, Roland Joffe)

Compléter la lecture de cet article en explorant la liste des 100 meilleurs romans britanniques… selon des critiques non-britanniques.

Une femme disparaît : Alfred Hitchcock, entre comédie britannique et thriller

une femme disparait alfred hitchcockSi Alfred Hitchcock est plus connu pour ses classiques américains tels que Sueurs Froides ou Fenêtre sur Cour, le maitre du suspense possède également de belles réussites dans son pays d’origine. The Lady Vanishes, intitulé Une femme disparaît chez nous, en est une illustration parfaite.

*

Dans The Lady Vanishes (Imdb.com), Iris est une jeune femme sur le point de se marier qui fait la rencontre de Miss Froy. Cette dernière devient sa compagne de voyage dans le train jusqu’à ce qu’elle disparaisse. S’ensuit une investigation pour découvrir ce qui est arrivé à cette femme dont personne d’autre ne semble se souvenir en compagnie de Gilbert, le musicien qui l’avait bien énervé la veille, mais le seul prêt à lui apporter un véritable soutien dans sa quête.

Le film repose alors sur l’alchimie indéniable entre Margaret Lockwood et Michael Redgrave – dont il s’agissait du premier rôle pour ce dernier. Une relation qui part du mauvais pied pour naturellement évoluer vers une complicité naturelle et bien évidemment plus (l’amour était foudroyant en ce temps-là au cinéma).

Iris Henderson : You’re the most contemptible person I’ve ever met in all my life!
Gilbert : Confidentially, I think you’re a bit of a stinker, too.

Si le duo fonctionne, il trouve un soutien indéniable avec Dame May Whitty dans la peau du Miss Froy hautement sympathique ou encore Charters (Basil Radford) et Caldicott (Naunton Wayne), deux passagers anglais qui font ce qu’ils peuvent pour ne pas être mêlés à ce qui se passe.

Ces derniers furent si populaires qu’ils se retrouvèrent dans trois autres films : Train de nuit pour Munich (1940) de Carol Reed, nous venant des mêmes scénaristes et avec également Margaret Lockwood dans un autre rôle ; Crook’s Tour (1941) de John Baxter ; et enfin, Ceux de chez nous (1943), avec Gilliat et Launder étant scénaristes et réalisateurs.

*

The Lady Vanishes est peut-être l’un de ses Alfred Hitchcock qui perdurent dans le temps non pas grâce à la patte de son réalisateur – que l’on retrouve évidemment dans le film –, mais grâce au script de Sidney Gilliat et Frank Launder. Devant être initialement réalisé par Roy William Neill, Hitchock arrive sur le projet tardivement et ne fit que peu de modifications sur le scénario.

Inspiré par le roman The Wheel Spins d’Ethel Lina White, le duo de scénaristes reprend l’idée du livre pour donner le jour à un long-métrage qui commence comme une sorte de farce dans un hôtel avant que le récit ne devienne plus hitchcockien lorsque l’action est relocalisée dans un train.

Un soin particulier est apporté à nous introduire les personnages à travers des lignes de dialogues acérées qui virent vers une sorte de satire de « l’Anglitude » tout en célébrant ce que cela signifie. La consommation de thé, l’amour du cricket ou la capacité à garder son calme en toutes circonstances s’invitent à merveille dans une histoire qui ne laisse jamais ses éléments les plus sombres prendre le dessus au détriment de la bonne humeur.

*

Près de 80 ans après sa sortie en salles (en 1938), The Lady Vanishes ou Une femme disparaît reste une œuvre plus que moderne grâce à son mélange entre la comédie britannique et le thriller hitchcockien qui mérite d’être toujours célébré.

The Lady Vanishes a été porté à l’écran deux fois depuis. Le réalisateur Anthony Page réalisera un remake en 1979 avec Elliott Gould, Cybill Shepherd et Angela Lansbury. BBC One revisite l’œuvre en 2013 avec Tuppence Middleton, Tom Hughes et Selina Cadell.

Les 100 meilleurs romans britanniques… selon des critiques non-britanniques

romans britanniques

Après avoir interrogé 82 critiques littéraires – de l’Australie au Zimbabwe en excluant le Royaume-Uni, BBC Culture a établit une liste des 100 meilleurs romans britanniques selon le reste du monde. La liste n’incluse pas de livres de non-fiction, de pièces de théâtres, de poèmes, de collections de nouvelles et ne contient que des auteurs britanniques (ce qui exclu un auteur comme James Joyce).

La liste se révèle être éclectique, incluant à la fois des romans modernes, des gagnants de prix Nobel, des livres pour enfants et égalements des oeuvres humoristiques. Les auteurs féminins représentent près de 40% de cette sélection.

La majorité ont connu une édition française, certains sont bien évidemment facilement trouvables dans la langue de Molière, d’autres ont récemment réédités, les rendant plus aisément trouvable que d’autres.

Au total, 228 romans ont donc été cités. BBC Culture a donc dévoilé en décembre 2015 les 100 premiers romans.

100. Bonjour, Jeeves (PG Wodehouse, 1938)
99. Le fait est (Ali Smith, 2011)
98. Au-dessous du volcan (Malcolm Lowry,1947)
97. Le Monde de Narnia (CS Lewis, 1949-1954)
96. Mémoires d’une survivante (Doris Lessing, 1974)
95. Le Bouddha de banlieue (Hanif Kureishi, 1990)
94. Confession du pécheur justifié (James Hogg, 1824)
93. Sa Majesté des mouches (William Golding, 1954)
92. La Ferme de cousine Judith (Stella Gibbons, 1932)
91. La Dynastie des Forsyte (John Galsworthy, 1922)
90. La dame en blanc (Wilkie Collins, 1859)
89. De la bouche du cheval (Joyce Cary, 1944)
88. Les Cœurs détruits (Elizabeth Bowen, 1938)
87. Un conte de bonnes femmes (Arnold Bennett, 1908)
86. Un héritage (Sybille Bedford, 1956)
85. Régénération Trilogie (Pat Barker, 1991-1995)
84. Scoop (Evelyn Waugh, 1938)
83. Les Tours de Barchester (Anthony Trollope, 1857)
82. Les romans Patrick Melrose : Peu importe, Mauvaise nouvelle, Après toutLe Goût de la mère et Enfin (Edward St Aubyn, 1992-2012)
81. Le Joyau de la couronne (Paul Scott, 1966)
80. Des femmes remarquables (Barbara Pym, 1952)
79. À la croisée des mondes (Philip Pullman, 1995-2000)
78. Une maison pour monsieur Biswas (VS Naipaul, 1961)
77. Servitude humaine (W Somerset Maugham, 1915)
76. Hortense et Queenie (Andrea Levy, 2004)
75. Femmes amoureuses (DH Lawrence, 1920)
74. Le Maire de Casterbridge (Thomas Hardy, 1886)
73. La Fleur bleue (Penelope Fitzgerald, 1995)
72. Le Fond du problème (Graham Greene, 1948)
71. Le Maître des apparences (Jane Gardam, 2004)
70. Daniel Deronda (George Eliot, 1876)
69. Nostromo (Joseph Conrad, 1904)
68. Orange mécanique (Anthony Burgess, 1962)
67. Crash ! (JG Ballard 1973)
66. Raison et Sentiments (Jane Austen, 1811)
65. Orlando (Virginia Woolf, 1928)
64. Quelle époque ! (Anthony Trollope, 1875)
63. Les Belles Années de miss Brodie (Muriel Spark, 1961)
62. La Ferme des animaux (George Orwell, 1945)
61. La Mer, la mer (Iris Murdoch, 1978)
60. Amants et Fils (DH Lawrence, 1913)
59. La Ligne de beauté (Alan Hollinghurst, 2004)
58. Loving (Henry Green, 1945)
57. Finies les parades (Ford Madox Ford, 1924-1928)
56. Les Oranges ne sont pas les seuls fruits (Jeanette Winterson, 1985)
55. Les Voyages de Gulliver (Jonathan Swift, 1726)
54. NW (Zadie Smith, 2012)
53. La Prisonnière des Sargasses (Jean Rhys, 1966)
52. New Grub Street (George Gissing, 1891)
51. Tess d’Urberville (Thomas Hardy, 1891)
50. Route des Indes (EM Forster, 1924)
49. Possession (AS Byatt, 1990)
48. Lucky Jim  (Kingsley Amis, 1954)
47. Vie et opinions de Tristram Shandy, gentilhomme (Laurence Sterne, 1759)
46. Les Enfants de minuit (Salman Rushdie, 1981)
45. L’Indésirable (Sarah Waters, 2009)
44. Le Conseiller (Hilary Mantel, 2009)
43. La Piscine-bibliothèque (Alan Hollinghurst, 1988)
42. Rocher de Brighton  (Graham Greene, 1938)
41. Dombey et Fils (Charles Dickens, 1848)
40. Les Aventures d’Alice au pays des merveilles (Lewis Carroll, 1865)
39. Une fille, qui danse (Julian Barnes, 2011)
38. The Passion (Jeanette Winterson, 1987)
37. Grandeur et Décadence (Evelyn Waugh, 1928)
36. La danse de la vie humaine (Anthony Powell, 1951-1975)
35. Et ce sont les chats qui tombèrent (Tom McCarthy, 2005)
34. Auprès de moi toujours (Kazuo Ishiguro, 2005)
33. Le Vent dans les saules (Kenneth Grahame, 1908)
32. Avec vue sur l’Arno (EM Forster, 1908)
31. La Fin d’une liaison (Graham Greene, 1951)
30. Heurs et malheurs de la fameuse Moll Flanders (Daniel Defoe, 1722)
29. Sept mers et treize rivières (Monica Ali, 2003)
28. Villette (Charlotte Brontë, 1853)
27. Robinson Crusoé (Daniel Defoe, 1719)
26. Le Seigneur des anneaux (JRR Tolkien, 1954)
25. Sourires de loup (Zadie Smith, 2000)
24. Le Carnet d’or (Doris Lessing, 1962)
23. Jude l’Obscur (Thomas Hardy, 1895)
22. Histoire de Tom Jones, enfant trouvé (Henry Fielding, 1749)
21. Au cœur des ténèbres (Joseph Conrad, 1899)
20. Persuasion (Jane Austen, 1817)
19. Emma (Jane Austen, 1815)
18. Les Vestiges du jour (Kazuo Ishiguro, 1989)
17. Howards End (EM Forster, 1910)
16. Les Vagues (Virginia Woolf, 1931)
15. Expiation (Ian McEwan, 2001)
14. Clarisse Harlove (Samuel Richardson,1748)
13. Le Bon soldat (Ford Madox Ford, 1915)
12. 1984 (George Orwell, 1949)
11. Orgueil et Préjugés (Jane Austen, 1813)
10. La Foire aux vanités (William Makepeace Thackeray, 1848)
9. Frankenstein (Mary Shelley, 1818)
8. David Copperfield (Charles Dickens, 1850)
7. Les Hauts de Hurlevent (Emily Brontë, 1847)
6. La Maison d’Âpre-Vent (Charles Dickens, 1853)
5. Jane Eyre (Charlotte Brontë, 1847)
4. De Grandes Espérances (Charles Dickens, 1861)
3. Mrs. Dalloway (Virginia Woolf, 1925)
2. La Promenade au phare (Virginia Woolf, 1927)
1. Middlemarch (George Eliot, 1874)

Passé et présent : Londres durant le Blitz

C’est à l’occasion du 75e anniversaire de la fin du Blitz (qui était le 10 mai) que The Telegraph a mis en ligne une galerie d’images juxtaposant Londres durant cette campagne de bombardements stratégiques durant la Seconde Guerre mondiale menée par l’aviation allemande à la ville de nos jours. De nouveau un lieu, deux époques où se confondent une ville bombardée et marquée par la destruction et un Londres moderne.

19 septembre 1940, près de St Pancras Station.

19 septembre 1940, près de St Pancras Station.

1941, à Holborn Circus.

1941, à Holborn Circus.

1940, à The Strand.

1940, à The Strand.

Devant The Royal Exchange.

Devant The Royal Exchange.

19 septembre 1940, Portman sStreet

19 septembre 1940, Portman sStreet

29 avril 1942, Berkeley Square

29 avril 1942, Berkeley Square

3 mai 1941, Leicester Square

3 mai 1941, Leicester Square

7 septembre 1940, la Tamise

7 septembre 1940, la Tamise

May 1941, Westminster Abbey

May 1941, Westminster Abbey

4 septembre 1940, devant Buckingham Palace.

4 septembre 1940, devant Buckingham Palace.

9 septembre 1940 à Harrington Square, Mornington Crescent le lendemain d'un raid.

9 septembre 1940 à Harrington Square, Mornington Crescent le lendemain d’un raid.

Le 15 octobre 1940 à Pall Mall.

Le 15 octobre 1940 à Pall Mall.

16 octobre 1940 à la station de métro de Bounds Green

16 octobre 1940 à la station de métro de Bounds Green

Vous pouvez également découvrir d’autres images de Londres avec l’article : Le passé et le présent fusionnent sur ces photographies de Londres.

Le Jour de la Serviette, l’hommage à Douglas Adams

serviettesLa galaxie est un vaste lieu qui nécessite sans aucun doute de s’y rendre avec un guide. La référence en la matière n’est autre que Le Guide du voyageur galactique qui nous conseille de posséder une serviette, objet le plus utile pour le voyageur.

Coïncidant avec le Geek Gay Pride, le jour de la serviette – ou Towel Day –  est une célébration annuelle prenant place tous les 25 mai qui rend hommage à l’écrivain britannique et auteur du guide, Douglas Adams (11 mars 1952 – 11 mai 2001).

Le Guide galactique a son mot à dire au sujet des serviettes :

 

      La serviette, nous apprend-il, est sans doute l’objet le plus vastement utile que puisse posséder le routard interstellaire. D’abord, par son aspect pratique : vous pouvez vous draper dedans pour traverser les lunes glaciales de Jagran Bêta ; vous pouvez vous allonger dessus pour bronzer sur les sables marbrés de ces plages irisées de Santraginus V où l’on respire d’entêtants embruns ; vous pouvez vous glisser dessous, pour dormir sous les étoiles, si rouges, qui embrasent le monde-désert de Karafon ; vous en servir pour gréer un mini-radeau sur les eaux lourdes et lentes du fleuve Mite ; une fois mouillée, l’utiliser en combat à mains nues ; vous encapuchonner la tête avec afin de vous protéger des vapeurs toxiques ou bien pour éviter le regard du hanneton glouton de Tron (un animal d’une atterrante stupidité : il est persuadé que si vous ne le voyez pas, il ne vous voit pas non plus – con comme un balai mais très, très, très glouton) ; en cas d’urgence, vous pouvez agiter votre serviette pour faire des signaux de détresse et, bien entendu, vous pouvez toujours vous essuyer avec si elle vous paraît encore assez propre.

Le monde de la science-fiction serait bien différent sans cet écrivain humoristique et imaginatif qui nous aura offert avec sa trilogie en 5 livres plus qu’un guide de voyage, un véritable guide de survie existentielle. Comme dans la galaxie, il est aisé de se perdre dans la vie avec de nombreuses questions (dont celle sur la vie, l’univers et le reste) et on a certainement bien besoin d’un guide – et d’une serviette.

Guide Serviette

      Plus important, la serviette revêt une considérable valeur psychologique : si, pour quelque raison, un rampant (rampant : non routard) découvre qu’un routard a sur lui une serviette, il en déduira illico que ce dernier possède également brosse à dents, gant de toilette, savonnette, boîte de biscuits, gourde, boussole, carte, pelote de ficelle, crème à moustiques, imperméable, scaphandre spatial, etc. Mieux encore, le rampant sera même heureux de prêter alors au routard l’un ou l’autre des susdits articles (voire une douzaine d’autres) que ledit routard aurait accidentellement pu « oublier » ; son raisonnement étant que tout homme ainsi capable de sillonner de long en large la Galaxie en vivant à la dure, de zoner en affrontant de terribles épreuves et de s’en tirer sans avoir perdu sa serviette ne peut être assurément qu’un homme digne d’estime.

 

      D’où cette phrase, désormais passée dans l’argot de la route : Hé, t’as coincé ce padard de Ford Escort ? Voilà un poton qui n’a pas perdu sa serviette ! (coincer : percevoir / connaitre / rencontrer / avoir des rapports sexuels avec // padard : mec vraiment chié // poton : mec vraiment superchié).1

Le choix de mettre l’emphase sur la serviette est une référence au The Hitchhiker’s Guide To Europe de Ken Welsh, qui a servi d’inspiration à Douglas Adams et qui pointait du doigt l’importance des serviettes.

Cette commémoration a commencé en 2001, la première s’étant tenu deux semaines après le décès d’Adams.  Elle requiert principalement de se balader avec une serviette. Différents évènements sont organisés dans de multiples pays pour célébrer dignement cette journée. Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre sur le site Towelday.org (site créé par les fondateurs de cette journée). En France, l’association Le Grand Ordre de la Serviette (GOS) — ayant pour but de célébrer la culture et l’humour britannique — vous servira de guide. Quoi qu’il arrive, n’oubliez pas votre serviette !