Une femme disparaît : Alfred Hitchcock, entre comédie britannique et thriller

une femme disparait alfred hitchcockSi Alfred Hitchcock est plus connu pour ses classiques américains tels que Sueurs Froides ou Fenêtre sur Cour, le maitre du suspense possède également de belles réussites dans son pays d’origine. The Lady Vanishes, intitulé Une femme disparaît chez nous, en est une illustration parfaite.

*

Dans The Lady Vanishes (Imdb.com), Iris est une jeune femme sur le point de se marier qui fait la rencontre de Miss Froy. Cette dernière devient sa compagne de voyage dans le train jusqu’à ce qu’elle disparaisse. S’ensuit une investigation pour découvrir ce qui est arrivé à cette femme dont personne d’autre ne semble se souvenir en compagnie de Gilbert, le musicien qui l’avait bien énervé la veille, mais le seul prêt à lui apporter un véritable soutien dans sa quête.

Le film repose alors sur l’alchimie indéniable entre Margaret Lockwood et Michael Redgrave – dont il s’agissait du premier rôle pour ce dernier. Une relation qui part du mauvais pied pour naturellement évoluer vers une complicité naturelle et bien évidemment plus (l’amour était foudroyant en ce temps-là au cinéma).

Iris Henderson : You’re the most contemptible person I’ve ever met in all my life!
Gilbert : Confidentially, I think you’re a bit of a stinker, too.

Si le duo fonctionne, il trouve un soutien indéniable avec Dame May Whitty dans la peau du Miss Froy hautement sympathique ou encore Charters (Basil Radford) et Caldicott (Naunton Wayne), deux passagers anglais qui font ce qu’ils peuvent pour ne pas être mêlés à ce qui se passe.

Ces derniers furent si populaires qu’ils se retrouvèrent dans trois autres films : Train de nuit pour Munich (1940) de Carol Reed, nous venant des mêmes scénaristes et avec également Margaret Lockwood dans un autre rôle ; Crook’s Tour (1941) de John Baxter ; et enfin, Ceux de chez nous (1943), avec Gilliat et Launder étant scénaristes et réalisateurs.

*

The Lady Vanishes est peut-être l’un de ses Alfred Hitchcock qui perdurent dans le temps non pas grâce à la patte de son réalisateur – que l’on retrouve évidemment dans le film –, mais grâce au script de Sidney Gilliat et Frank Launder. Devant être initialement réalisé par Roy William Neill, Hitchock arrive sur le projet tardivement et ne fit que peu de modifications sur le scénario.

Inspiré par le roman The Wheel Spins d’Ethel Lina White, le duo de scénaristes reprend l’idée du livre pour donner le jour à un long-métrage qui commence comme une sorte de farce dans un hôtel avant que le récit ne devienne plus hitchcockien lorsque l’action est relocalisée dans un train.

Un soin particulier est apporté à nous introduire les personnages à travers des lignes de dialogues acérées qui virent vers une sorte de satire de « l’Anglitude » tout en célébrant ce que cela signifie. La consommation de thé, l’amour du cricket ou la capacité à garder son calme en toutes circonstances s’invitent à merveille dans une histoire qui ne laisse jamais ses éléments les plus sombres prendre le dessus au détriment de la bonne humeur.

*

Près de 80 ans après sa sortie en salles (en 1938), The Lady Vanishes ou Une femme disparaît reste une œuvre plus que moderne grâce à son mélange entre la comédie britannique et le thriller hitchcockien qui mérite d’être toujours célébré.

The Lady Vanishes a été porté à l’écran deux fois depuis. Le réalisateur Anthony Page réalisera un remake en 1979 avec Elliott Gould, Cybill Shepherd et Angela Lansbury. BBC One revisite l’œuvre en 2013 avec Tuppence Middleton, Tom Hughes et Selina Cadell.

Les 100 meilleurs romans britanniques… selon des critiques non-britanniques

romans britanniques

Après avoir interrogé 82 critiques littéraires – de l’Australie au Zimbabwe en excluant le Royaume-Uni, BBC Culture a établit une liste des 100 meilleurs romans britanniques selon le reste du monde. La liste n’incluse pas de livres de non-fiction, de pièces de théâtres, de poèmes, de collections de nouvelles et ne contient que des auteurs britanniques (ce qui exclu un auteur comme James Joyce).

La liste se révèle être éclectique, incluant à la fois des romans modernes, des gagnants de prix Nobel, des livres pour enfants et égalements des oeuvres humoristiques. Les auteurs féminins représentent près de 40% de cette sélection.

La majorité ont connu une édition française, certains sont bien évidemment facilement trouvables dans la langue de Molière, d’autres ont récemment réédités, les rendant plus aisément trouvable que d’autres.

Au total, 228 romans ont donc été cités. BBC Culture a donc dévoilé en décembre 2015 les 100 premiers romans.

100. Bonjour, Jeeves (PG Wodehouse, 1938)
99. Le fait est (Ali Smith, 2011)
98. Au-dessous du volcan (Malcolm Lowry,1947)
97. Le Monde de Narnia (CS Lewis, 1949-1954)
96. Mémoires d’une survivante (Doris Lessing, 1974)
95. Le Bouddha de banlieue (Hanif Kureishi, 1990)
94. Confession du pécheur justifié (James Hogg, 1824)
93. Sa Majesté des mouches (William Golding, 1954)
92. La Ferme de cousine Judith (Stella Gibbons, 1932)
91. La Dynastie des Forsyte (John Galsworthy, 1922)
90. La dame en blanc (Wilkie Collins, 1859)
89. De la bouche du cheval (Joyce Cary, 1944)
88. Les Cœurs détruits (Elizabeth Bowen, 1938)
87. Un conte de bonnes femmes (Arnold Bennett, 1908)
86. Un héritage (Sybille Bedford, 1956)
85. Régénération Trilogie (Pat Barker, 1991-1995)
84. Scoop (Evelyn Waugh, 1938)
83. Les Tours de Barchester (Anthony Trollope, 1857)
82. Les romans Patrick Melrose : Peu importe, Mauvaise nouvelle, Après toutLe Goût de la mère et Enfin (Edward St Aubyn, 1992-2012)
81. Le Joyau de la couronne (Paul Scott, 1966)
80. Des femmes remarquables (Barbara Pym, 1952)
79. À la croisée des mondes (Philip Pullman, 1995-2000)
78. Une maison pour monsieur Biswas (VS Naipaul, 1961)
77. Servitude humaine (W Somerset Maugham, 1915)
76. Hortense et Queenie (Andrea Levy, 2004)
75. Femmes amoureuses (DH Lawrence, 1920)
74. Le Maire de Casterbridge (Thomas Hardy, 1886)
73. La Fleur bleue (Penelope Fitzgerald, 1995)
72. Le Fond du problème (Graham Greene, 1948)
71. Le Maître des apparences (Jane Gardam, 2004)
70. Daniel Deronda (George Eliot, 1876)
69. Nostromo (Joseph Conrad, 1904)
68. Orange mécanique (Anthony Burgess, 1962)
67. Crash ! (JG Ballard 1973)
66. Raison et Sentiments (Jane Austen, 1811)
65. Orlando (Virginia Woolf, 1928)
64. Quelle époque ! (Anthony Trollope, 1875)
63. Les Belles Années de miss Brodie (Muriel Spark, 1961)
62. La Ferme des animaux (George Orwell, 1945)
61. La Mer, la mer (Iris Murdoch, 1978)
60. Amants et Fils (DH Lawrence, 1913)
59. La Ligne de beauté (Alan Hollinghurst, 2004)
58. Loving (Henry Green, 1945)
57. Finies les parades (Ford Madox Ford, 1924-1928)
56. Les Oranges ne sont pas les seuls fruits (Jeanette Winterson, 1985)
55. Les Voyages de Gulliver (Jonathan Swift, 1726)
54. NW (Zadie Smith, 2012)
53. La Prisonnière des Sargasses (Jean Rhys, 1966)
52. New Grub Street (George Gissing, 1891)
51. Tess d’Urberville (Thomas Hardy, 1891)
50. Route des Indes (EM Forster, 1924)
49. Possession (AS Byatt, 1990)
48. Lucky Jim  (Kingsley Amis, 1954)
47. Vie et opinions de Tristram Shandy, gentilhomme (Laurence Sterne, 1759)
46. Les Enfants de minuit (Salman Rushdie, 1981)
45. L’Indésirable (Sarah Waters, 2009)
44. Le Conseiller (Hilary Mantel, 2009)
43. La Piscine-bibliothèque (Alan Hollinghurst, 1988)
42. Rocher de Brighton  (Graham Greene, 1938)
41. Dombey et Fils (Charles Dickens, 1848)
40. Les Aventures d’Alice au pays des merveilles (Lewis Carroll, 1865)
39. Une fille, qui danse (Julian Barnes, 2011)
38. The Passion (Jeanette Winterson, 1987)
37. Grandeur et Décadence (Evelyn Waugh, 1928)
36. La danse de la vie humaine (Anthony Powell, 1951-1975)
35. Et ce sont les chats qui tombèrent (Tom McCarthy, 2005)
34. Auprès de moi toujours (Kazuo Ishiguro, 2005)
33. Le Vent dans les saules (Kenneth Grahame, 1908)
32. Avec vue sur l’Arno (EM Forster, 1908)
31. La Fin d’une liaison (Graham Greene, 1951)
30. Heurs et malheurs de la fameuse Moll Flanders (Daniel Defoe, 1722)
29. Sept mers et treize rivières (Monica Ali, 2003)
28. Villette (Charlotte Brontë, 1853)
27. Robinson Crusoé (Daniel Defoe, 1719)
26. Le Seigneur des anneaux (JRR Tolkien, 1954)
25. Sourires de loup (Zadie Smith, 2000)
24. Le Carnet d’or (Doris Lessing, 1962)
23. Jude l’Obscur (Thomas Hardy, 1895)
22. Histoire de Tom Jones, enfant trouvé (Henry Fielding, 1749)
21. Au cœur des ténèbres (Joseph Conrad, 1899)
20. Persuasion (Jane Austen, 1817)
19. Emma (Jane Austen, 1815)
18. Les Vestiges du jour (Kazuo Ishiguro, 1989)
17. Howards End (EM Forster, 1910)
16. Les Vagues (Virginia Woolf, 1931)
15. Expiation (Ian McEwan, 2001)
14. Clarisse Harlove (Samuel Richardson,1748)
13. Le Bon soldat (Ford Madox Ford, 1915)
12. 1984 (George Orwell, 1949)
11. Orgueil et Préjugés (Jane Austen, 1813)
10. La Foire aux vanités (William Makepeace Thackeray, 1848)
9. Frankenstein (Mary Shelley, 1818)
8. David Copperfield (Charles Dickens, 1850)
7. Les Hauts de Hurlevent (Emily Brontë, 1847)
6. La Maison d’Âpre-Vent (Charles Dickens, 1853)
5. Jane Eyre (Charlotte Brontë, 1847)
4. De Grandes Espérances (Charles Dickens, 1861)
3. Mrs. Dalloway (Virginia Woolf, 1925)
2. La Promenade au phare (Virginia Woolf, 1927)
1. Middlemarch (George Eliot, 1874)

Passé et présent : Londres durant le Blitz

C’est à l’occasion du 75e anniversaire de la fin du Blitz (qui était le 10 mai) que The Telegraph a mis en ligne une galerie d’images juxtaposant Londres durant cette campagne de bombardements stratégiques durant la Seconde Guerre mondiale menée par l’aviation allemande à la ville de nos jours. De nouveau un lieu, deux époques où se confondent une ville bombardée et marquée par la destruction et un Londres moderne.

19 septembre 1940, près de St Pancras Station.

19 septembre 1940, près de St Pancras Station.

1941, à Holborn Circus.

1941, à Holborn Circus.

1940, à The Strand.

1940, à The Strand.

Devant The Royal Exchange.

Devant The Royal Exchange.

19 septembre 1940, Portman sStreet

19 septembre 1940, Portman sStreet

29 avril 1942, Berkeley Square

29 avril 1942, Berkeley Square

3 mai 1941, Leicester Square

3 mai 1941, Leicester Square

7 septembre 1940, la Tamise

7 septembre 1940, la Tamise

May 1941, Westminster Abbey

May 1941, Westminster Abbey

4 septembre 1940, devant Buckingham Palace.

4 septembre 1940, devant Buckingham Palace.

9 septembre 1940 à Harrington Square, Mornington Crescent le lendemain d'un raid.

9 septembre 1940 à Harrington Square, Mornington Crescent le lendemain d’un raid.

Le 15 octobre 1940 à Pall Mall.

Le 15 octobre 1940 à Pall Mall.

16 octobre 1940 à la station de métro de Bounds Green

16 octobre 1940 à la station de métro de Bounds Green

Vous pouvez également découvrir d’autres images de Londres avec l’article : Le passé et le présent fusionnent sur ces photographies de Londres.

Le Jour de la Serviette, l’hommage à Douglas Adams

serviettesLa galaxie est un vaste lieu qui nécessite sans aucun doute de s’y rendre avec un guide. La référence en la matière n’est autre que Le Guide du voyageur galactique qui nous conseille de posséder une serviette, objet le plus utile pour le voyageur.

Coïncidant avec le Geek Gay Pride, le jour de la serviette – ou Towel Day –  est une célébration annuelle prenant place tous les 25 mai qui rend hommage à l’écrivain britannique et auteur du guide, Douglas Adams (11 mars 1952 – 11 mai 2001).

Le Guide galactique a son mot à dire au sujet des serviettes :

 

      La serviette, nous apprend-il, est sans doute l’objet le plus vastement utile que puisse posséder le routard interstellaire. D’abord, par son aspect pratique : vous pouvez vous draper dedans pour traverser les lunes glaciales de Jagran Bêta ; vous pouvez vous allonger dessus pour bronzer sur les sables marbrés de ces plages irisées de Santraginus V où l’on respire d’entêtants embruns ; vous pouvez vous glisser dessous, pour dormir sous les étoiles, si rouges, qui embrasent le monde-désert de Karafon ; vous en servir pour gréer un mini-radeau sur les eaux lourdes et lentes du fleuve Mite ; une fois mouillée, l’utiliser en combat à mains nues ; vous encapuchonner la tête avec afin de vous protéger des vapeurs toxiques ou bien pour éviter le regard du hanneton glouton de Tron (un animal d’une atterrante stupidité : il est persuadé que si vous ne le voyez pas, il ne vous voit pas non plus – con comme un balai mais très, très, très glouton) ; en cas d’urgence, vous pouvez agiter votre serviette pour faire des signaux de détresse et, bien entendu, vous pouvez toujours vous essuyer avec si elle vous paraît encore assez propre.

Le monde de la science-fiction serait bien différent sans cet écrivain humoristique et imaginatif qui nous aura offert avec sa trilogie en 5 livres plus qu’un guide de voyage, un véritable guide de survie existentielle. Comme dans la galaxie, il est aisé de se perdre dans la vie avec de nombreuses questions (dont celle sur la vie, l’univers et le reste) et on a certainement bien besoin d’un guide – et d’une serviette.

Guide Serviette

      Plus important, la serviette revêt une considérable valeur psychologique : si, pour quelque raison, un rampant (rampant : non routard) découvre qu’un routard a sur lui une serviette, il en déduira illico que ce dernier possède également brosse à dents, gant de toilette, savonnette, boîte de biscuits, gourde, boussole, carte, pelote de ficelle, crème à moustiques, imperméable, scaphandre spatial, etc. Mieux encore, le rampant sera même heureux de prêter alors au routard l’un ou l’autre des susdits articles (voire une douzaine d’autres) que ledit routard aurait accidentellement pu « oublier » ; son raisonnement étant que tout homme ainsi capable de sillonner de long en large la Galaxie en vivant à la dure, de zoner en affrontant de terribles épreuves et de s’en tirer sans avoir perdu sa serviette ne peut être assurément qu’un homme digne d’estime.

 

      D’où cette phrase, désormais passée dans l’argot de la route : Hé, t’as coincé ce padard de Ford Escort ? Voilà un poton qui n’a pas perdu sa serviette ! (coincer : percevoir / connaitre / rencontrer / avoir des rapports sexuels avec // padard : mec vraiment chié // poton : mec vraiment superchié).1

Le choix de mettre l’emphase sur la serviette est une référence au The Hitchhiker’s Guide To Europe de Ken Welsh, qui a servi d’inspiration à Douglas Adams et qui pointait du doigt l’importance des serviettes.

Cette commémoration a commencé en 2001, la première s’étant tenu deux semaines après le décès d’Adams.  Elle requiert principalement de se balader avec une serviette. Différents évènements sont organisés dans de multiples pays pour célébrer dignement cette journée. Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre sur le site Towelday.org (site créé par les fondateurs de cette journée). En France, l’association Le Grand Ordre de la Serviette (GOS) — ayant pour but de célébrer la culture et l’humour britannique — vous servira de guide. Quoi qu’il arrive, n’oubliez pas votre serviette !

Le petit guide des adaptations des romans d’Anthony Trollope

Anthony Trollope

Anthony Trollope

Anthony Trollope était un auteur respecté et prolifique de l’époque victorienne. On ne s’étonnera pas de constater que plusieurs de ses œuvres ont été adaptées – majoritairement par BBC. Ci-dessous, un petit guide des adaptations de l’auteur qui ne sont pas toutes trouvables à l’image de ses romans qui n’ont pas tous été traduits en français…

The Warden (1951) est porté à l’écran par BBC sous la forme d’une minisérie en 6 épisodes d’une durée de 30 minutes chacun. Il ne faut cependant pas espérer la voir, vu qu’elle a été réalisée en direct et qu’il semble qu’elle n’a pas été enregistrée. Elle est donc considérée comme perdue.

On sait néanmoins que l’adaptation était signée Cedric Wallis avec au casting : J.H. Roberts, Thea Holme, Lockwood West, Avice Landone, David Markham, Arthur Hambling, Christopher Steele, Arthur Wontner, Lucille Lisle, Horace Sequiera et Leonard Sachs en tant que narrateur.

En France, le livre a été publié sous les titres La Sinécure ou Le Directeur. Premier des Chroniques du Barsetshire, c’est le 4e roman d’Anthony Trollope publié en Angleterre en 1855.

The Last Chronicle of Barset (1959) a été porté à l’écran et reste aussi quelque peu un mystère vu que la série est partiellement perdue. Dans le même esprit les adaptations de The Eustace Diamonds (1959) avec David McCallum et The Small House at Allington (1960) sont également perdue (dans leur intégralité, semble-t-il).

victorian dividerThe Way We Live Now est porté deux fois à l’écran par BBC, une première fois en 1969. Une seconde verra le jour en 2001. Andrew Davies écrit les 5 épisodes avec David Suchet (dans le rôle de Auguste Melmotte) et Matthew Macfadyen (dans la peau de Sir Felix Carbury).

Quelle Epoque !The Way We Live Now a été publié en France sous le titre Quelle époque ! : Augustus Melmotte est un financier véreux. De ces capitalistes à la morale douteuse qui lancent de vastes opérations spéculatives pour piéger les investisseurs naïfs. A ses côtés jeunes gens de bonne famille désargentés et voleurs, romancières sans talent, politiciens malhonnêtes et journalistes menteurs pour qui la triche est une seconde peau. Car dans le Londres victorien, on trompe, séduit et arnaque comme on respire, on s’adonne à la satire et cela prend des airs furieusement contemporains.

victorian divider

The Pallisers (1974) couvre en 26 épisodes les six romans formant la série Palliser. Réalisée par Simon Raven, l’adaptation réunit Philip Latham dans le rôle de Plantagenet Palliser et Susan Hampshire dans le rôle de Lady Glencora.

La Série Palliser (en livre)

Can You Forgive Her? (1864) — Publié en français sous le titre Peut-on lui pardonner ?
Phineas Finn (1869) — Publié en français sous le titre Phinéas Finn
The Eustace Diamonds (1873) — Publié en français sous le titre Les Diamants Eustace
Phineas Redux (1874) — Publié en français sous le titre Les Antichambres de Westminster
The Prime Minister (1876) — Publié en français sous le titre Le Premier Ministre
The Duke’s Children (1879) — Publié en français sous le titre Les Enfants du duc

victorian dividerThe Barchester Chronicles (1982) s’attaque au deux premiers romans du Barsetshire – The Warden et Barchester Towers (Les Tours de Barchester). Cette adaptation en 7 épisodes d’Alan Plater réunissait Donald Pleasence (Révérend Septimus Harding), Nigel Hawthorne (l’Archidiacre Grantly), Alan Rickman (Révérend Obadiah Slope), Geraldine McEwan et Susan Hampshire.

victorian dividerHe Knew He Was Right (2004) est une adaptation d’Andrew Davies avec Bill Nighy, Laura Fraser, David Tennant, et Geoffrey Palmer. Le roman n’a pas été traduit en français.

victorian divider

Doctor Thorne (2016) est la dernière adaptation en date nous venant de Julian Fellowes (Downton Abbey) avec Tom Hollander, Rebecca Front, Ian McShane et Alison Brie. Elle se compose de 3 épisodes.

Doctor Thorne alias Tom HollanderDocteur Thorne : Sans dot, de naissance illégitime, la belle et fière Mary ne saurait s’unir à celui qu’elle aime, Frank Gresham, un jeune héritier désargenté. Les Ladies de la famille Gresham manœuvrent en coulisse pour le marier à une femme riche afin de sauver le domaine familial hypothéqué. Seul l’oncle de Mary, le docteur Thorne, connaît le secret de son ascendance et la fortune dont elle pourrait hériter si…

Où acheter ses livres en anglais ?

Il existe de multiples raisons de vouloir lire en anglais. Le prix est, j’avoue, ce qui m’a poussé il y a un certain nombre d’années à me tourner dans cette direction pour mes comic books. Vient également l’envie d’avoir une édition de certains livres dans sa version originale ou tout simplement, car l’ouvrage n’a pas été traduit.

Quelque soit la raison au point de départ, j’ai fini par prendre mes habitudes dans le domaine, me tournant souvent vers trois sites spécifiques pour les livres en anglais.

Le classique : Amazon

Amazon (livre anglais)

Il n’y a pas besoin de présenter Amazon qui reste une valeur sûre dans son domaine, malgré des délais de réceptions qui se sont rallongés avec le temps. S’il m’arrive encore de m’y procurer des livres neufs, reste qu’Amazon est à mes yeux surtout attractifs en terme d’ouvrages anglais pour son Marketplace où l’on peut y trouver des ouvrages à vraiment bon prix pour peu que l’on n’ait aucun problème avec l’occasion.

Il peut être également intéressant, dans certains cas, de se tourner vers Amazon.co.uk.

Ils sont tellement bien qu’Amazon les a rachetés : The Book Depository

Book Depository

Fondé en 2004 par Andrew Crawford et Stuart Felton, The Book Depository est un magasin de vente en ligne de livres basés au Royaume-Uni qui offre les frais de port gratuits pour plus de 160 pays, dont la France.  Ce site m’a permis d’acheter un certain nombre de comic books au fil des années à des prix plus intéressants que sur Amazon grâce à leurs promotions régulières.

Ils sont moins attractifs qu’ils ne l’ont été depuis leur rachat par Amazon en 2011, mais ils sont tout de même à surveiller, surtout aux environs d’une date de sortie ou quelques jours après où l’application d’un pourcentage de réduction fait qu’ils peuvent être les moins chers sur le marché à ce moment-là. Si vous commandez plusieurs articles en même temps, ils sont envoyés séparément et en cadeau, il y a à l’occasion un marque-page (et j’adore leur marque-page).

J’ai aussi pu tester leur service après-vente, mon postier ayant apparemment perdu un tome de Batman un jour. Ils m’ont en renvoyé un autre. De même, j’ai annulé une commande et s’il faut leur écrire pour cela, tout s’est bien passé.

Je termine par signifier qu’il faut quand même au moins une semaine, voir plus, pour la réception d’une commande – emballée dans une enveloppe carton.

Le dernier et pas des moindres : Wordery

Wordery

Nous venant également du Royaume-Uni, Wordery est un indépendant dont le site a été lancé en 2013, avec dans ses rangs un ancien de Book Depository. Le site est aujourd’hui vraiment compétitif – comprendre qu’il fait tout simplement parfois le meilleur prix – et il est ainsi devenu un incontournable.

Dans la lignée de Book Depository, les livres sont envoyés dans des enveloppes cartons et arrive après une semaine (ou plus), avec également parfois un marque page.

Le passé et le présent fusionnent sur ces photographies de Londres

Une ville change vite, et cela est encore plus vrai lorsque vous parlez de la capitale du Royaume-Uni. Le changement à travers le temps passe autant par des constructions archéologiques que par notre style vestimentaire.

En mars 2015, London’s Evening Standard publiait des photographies de Londres réalisées par de Gareth Richman où passé et présent dans la ville fusionnaient. Photoshop peut bel et bien faire des miracles parfois et le fameux logiciel permet ainsi de mettre en parallèle un lieu à deux époques, nous montrant un monde en noir et blanc qui est devenu couleur, des constructions qui se sont terminées ou tout simplement l’évolution de la société.

Le Routemaster en 1956 se transforme en l'un des nouveaux bus de Londres.

Le Routemaster en 1956 se transforme en l’un des nouveaux bus de Londres.

Tower Bridge en construction à la fin du XIXe siècle est bien entendu fini de nos jours.

Tower Bridge en construction à la fin du XIXe siècle est bien entendu fini de nos jours.

Direction le centre commercial en 1929 et Buckingham Palace en 2013.

Direction le centre commercial en 1929 et Buckingham Palace en 2013.

L'œil de Londres en 2000 et aux environs de 1900.

L’œil de Londres en 2000 et aux environs de 1900.

Le palais de Westminster - en 1865 et présent.

Le palais de Westminster – en 1865 et présent.

Plateforme de métro en 1932 et train qui s'en va de nos jours.

Plateforme de métro en 1932 et train qui s’en va de nos jours.

Des nageurs en 1936 et de nos jours à La Serpentine.

Des nageurs en 1936 et de nos jours à La Serpentine.

Escalateur de Londres, entre aujourd'hui et 1939.

Escalateur de Londres, entre aujourd’hui et 1939.

Battersea Power Station aujourd'hui et en 1981

Battersea Power Station aujourd’hui et en 1981

Andy Murray en 2013 rencontre Fred Perry de 1936 à Wimbledon.

Andy Murray en 2013 rencontre Fred Perry de 1936 à Wimbledon.