Que veux dire lassie ?

Lassie, nom écossais

Version féminine de lad, Lassie trouve probablement son origine dans les pays scandinaves, possiblement du vieux suédois løsk kona qui veut dire « femme non mariée ».

D’autres hypothèses existent, mais rien ne change le fait que le mot est avant tout aujourd’hui utilisé en Écosse ou dans le Nord de l’Angleterre.

On peut aussi parfois utiliser lass de manière informelle.

Fille, jeune femme

Star Trek Beyond - Lassie

La Reine Victoria en 5 faits

George HayterC’est le 20 juin 1837 à l’âge de 18 ans que Victoria devint Reine du Royaume-Uni jusqu’à sa mort en 1901. Son règne de 63 ans et sept mois est le second plus long de toute l’histoire du Royaume-Uni après celui d’Élisabeth II. Ce fut une période marquée par des changements industriels, culturels, politiques, scientifiques et militaires ainsi que par une extension de l’empire britannique.

La série ITV avec Jenna Coleman dans la peau de Victoria nous fait aujourd’hui nous pencher sur cette reine où il y a beaucoup à dire, mais où je me suis contentée aujourd’hui de juste 5 faits :

numero-1Victoria était ce qu’on appelle « un petit bout de femme »

Vous pensez qu’il vous manque quelques centimètres pour être à la bonne taille ? Croyez-en Victoria, cela ne change rien. Du haut de son 1m52, la Reine n’en imposait pas moins pour autant – son franc-parler n’y étant pas pour rien.

Victoria aura eu aussi tendance à prendre du poids dans les dernières années de son règne, atteignant 115 de tour de taille comme la vente aux enchères de ses royales culottes en 2009 nous l’a confirmé.

numero-2

Victoria fut victime de 8 tentatives d’assassinat, la plupart alors qu’elle était dans un carrosse

La Reine Victoria a contredit la mort au moins 8 fois. C’est le nombre de fois où l’on a cherché à la tuer. Le premier attentat contre sa vie eu lieu en juin 1840 par Edward Oxford qui confronta la reine et Albert avec deux pistolets. Vient ensuite le 28 mai 1842, lorsque John Francis tenta de tirer sur elle mais le pistolet ne fonctionna pas. Le jour suivant, Victoria en carrosse emprunta la même route avec une escorte plus importante. Le but était de provoquer Francis, ce qui fonctionna et il fut capturé puis condamné pour trahison. Pas de chance non plus pour John William Bean le 3 juillet avec un pistolet qui n’était pas assez puissant.

L’irlandais William Hamilton utilisa aussi une arme à feu en 1849. Robert Pate, ancien officier de l’armée, réussit à blesser la reine en 1850. En 1872, Arthur O’Connor (qui ambitionnait de devenir plus connu que son grand-oncle Feargus O’Connor) fut stoppé par John Brown, fidèle serviteur de la reine.

Finalement, ce fut la dernière en mars 1882 qui fut la plus menaçante. Le malade mental Roderick Maclean réussit à tirer, la sécurité était toujours aussi peu adaptée.

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La Reine Victoria était porteuse du gène de l’hémophilie et a changé l’histoire en la transmettant

Appelée « la maladie royale », l’hémophilie est une pathologie empêchant la coagulation du sang. Victoria se trouve porteuse de l’hémophilie et va donc la transmettre à son fils Léopold qui mourut après avoir perdu beaucoup de sang suite à une chute. Deux de ses filles, Alice et Irène seront porteuses de la maladie qui va donc faire des ravages dans la descendance royale et se répandre en Europe – avec les mariages – en Allemagne, en Russe et en Espagne. L’histoire aurait sans aucun doute suivi un cours bien différent si Victoria n’avait pas transmis l’hémophilie.

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Le nu, le genre artistique qui avait les faveurs de Victoria

Victoria était passionnée par l’art, étant une artiste accomplie qui a pris des cours de dessins auprès du poète et illustrateur Edward Lear. En ce qui concernait les créations d’autres artistes, Victoria aimait le nu. Elle en offrit beaucoup à Albert qui lui retournait cette attention parfois en lui offrant à son tour des peintures de nu (ou semi-nu).

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Victoria parlait plusieurs langues, dont l’hindoustânî

En partie dû à son éducation strict, Victoria apprit jeunes plusieurs langues et se révéla douée pour cela. Si l’allemand est sa langue maternelle et qu’il n’y a pas de secrets sur le fait qu’elle parlait anglais, la Reine pouvait aussi échanger en français, italien et latin.

Plus tardivement, elle se lança dans l’apprentissage de l’hindoustânî. Devenue impératrice des Indes en 1877, elle appris la langue 10 ans plus tard lorsqu’elle se mit à employer des serviteurs indiens.

The Durrells : Une chronologie de la vie de Lawrence Durrell, auteur du Quatuor d’Alexandrie

by (John) Edward McKenzie Lucie-Smith, bromide print, April 1970

Lawrence Durrell en avril 1970

Surtout connu pour son Quatuor d’Alexandrie dont le premier roman, Justine, appartient aux 1000 romans que tout le monde doit lire selon The Guardian, Lawrence Durrell fut un prolifique écrivain britannique qui fut poète, romancier, biographe et plus encore.

Plus que lui-même, Lawrence Durrell est un personnage qui a également pris vie dans les pages de la trilogie Corfou de son frère Gerald. Dans cette dernière, le dernier de la famille y relate – ou tout du moins délivre une œuvre fictionnelle inspirée par son existence – le séjour sur l’île Grecque de sa famille – qui est complété par leur mère Louisa, leur frère Leslie et sœur Margaret “Margo » Durrell (1919-).

Ma Famille et Autres Animaux, premier de la trilogie, est peut-être le livre le plus connu prenant place à Corfou et a donc connu différentes adaptations dont une récente sur ITV avec Keeley Hawes dans le rôle de la mère.

Le portrait imaginé de Lawrence Durrell (et de sa famille) dans la série se présente comme une opportunité pour retracer l’histoire de cet auteur pour découvrir ou redécouvrir la vérité sur sa vie et ses œuvres.
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Par où commencer avec H.G. Wells ?

H.G. WellsNé le 21 septembre 1866 à Bromley dans le Kent, Herbert George Wells, plus connu sous la signature H. G. Wells, est aujourd’hui considéré comme l’un des pères de la science-fiction contemporaine.

Auteur prolifique, il a écrit plus d’une centaine de livres, dont une cinquantaine de romans. Outre la SF, il fut également auteur de romans satirique, de réflexions politiques et sociales et de nombreux ouvrages de vulgarisation touchant aux domaines de la biologie, de l’histoire et du social. Sans oublier de multiples nouvelles, des articles de magazines et autres travaux à l’importance variable.

Entre adaptations et autres références, il est en partie aisé de faire ses premiers pas dans l’œuvre de H.G. Wells. Cela ne signifie pas qu’un petit guide de route ne peut pas venir aider pour s’y retrouver et se familiariser ainsi avec le travail d’un auteur qui aura façonné l’œuvre de nombreux autres.

Alors… Par où commencer H.G. Wells ?

5 romans de SF de H.G. Wells à lire

Une Machine à explorer le temps1. La Machine à explorer le temps

Un inventeur de génie construit une machine extraordinaire qui va lui permettre de se déplacer à travers les siècles. C’est ainsi qu’il atteint l’an 802701. Autour de lui, tout a bien changé, et les premiers habitants qu’il rencontre ont une attitude pour le moins étrange : une sérénité mêlée à une sombre terreur que l’apparition des Morlocks, des êtres peuplant les profondeurs de la terre, va bientôt expliquer…

La guerre des mondes2. La guerre des Mondes

Les martiens attaquent…  Un témoin nous montre le désarroi et la lutte désespérée des hommes face à un cataclysme directement sorti de l’enfer. Si les Martiens sont d’abord présentés comme des êtres faibles (la gravité terrestre, trois fois plus forte que celle de Mars, les empêche effectivement de se mouvoir rapidement), ils ne vont pas tarder à dévoiler leur puissance, qui n’aura d’égale que leur cruauté.

L'homme inivisble3. L’Homme invisible

C’est en hiver que l’étranger s’est installé à l’auberge du village d’Iping. Ses bandages, qui lui enveloppent entièrement la tête, sauf le nez, d’un rouge vif, lui donnent un aspect étrange, assez terrifiant, et les langues vont bon train. On l’aurait peut-être laissé en paix s’il n’avait pas retardé le paiement de sa note et s’il n’y avait pas eu un vol mystérieux au presbytère. Mandat est donné de l’arrêter, mais comment se saisir d’un personnage qui disparaît à mesure qu’il se dépouille de ses vêtements? Quant à l’étranger, obligé d’être nu pour échapper aux poursuites, il souffre cruellement du froid et de la faim.

Ile du Dr Moreau4. L’île du docteur Moreau

Unique survivant d’un naufrage, Edward Prendick est secouru par Montgomery, passager d’un navire faisant route vers une île tropicale avec une cargaison d’animaux. Montgomery est l’assistant du docteur Moreau, un scientifique obsédé par la vivisection et la transfusion sanguine. Prendick découvre avec effroi que, depuis dix ans, les deux hommes se livrent à des expériences sur les animaux, en réalisant des greffes et de multiples interventions chirurgicales, afin d’en faire des hommes capables de penser et de parler.

Lune5. Les Premiers Hommes dans la Lune

Déclaré insolvable et failli, le sieur Bedford se réfugie au bord de la mer pour écrire un drame dont il espère que le succès le sortira de sa présente impécuniosité. L’inspiration se montrant rebelle, il musarde à la fenêtre, remarque un promeneur au comportement bizarre, s’en irrite et l’aborde. Ainsi lie-t-il connaissance avec le savant Cavor, que préoccupe la mise au point d’une matière nouvelle d’où il compte tirer un moyen de se déplacer dans l’espace tandis que Bedford y voit relui de faire fortune, une fois la « Cavorite » jaillie du creuset. C’est alors l’aventure qui entraîne les deux hommes à travers ciel jusqu’au domaine du Grand Lunaire, dans le royaume des Sélé-nites. Expérience réussie, pense Cavor. Mais il avait négligé dans ses calculs le facteur humain…

* Tous les romans de SF citées ci-dessus sont disponibles dans L’omnibus les Chefs-d’oeuvre de H.G. Wells, qui comprend également  M. Barnstaple chez les hommes-dieux, la novella, « Une Histoire des temps à venir », 11 nouvelles, ainsi que le texte de la célèbre adaptation radiophonique de La Guerre des mondes d’Orson Welles.

Au-delà des classiques de SF

tono-bungay1. Un roman semi-autobiographique : Tono-Bungay

George Ponderevo est un étudiant en science qui est sélectionné pour aider à la promotion du « Tono-Bungay », produit vendu comme un remède universel miraculeux mais qui est en fait un stimulant nocif créé par son ambitieux oncle Edward. Dépeignant de façon satirique l’ascension sociale d’Edward, le roman reflète alors la gêne de H.G. Wells face à ce changement qui l’affecte lui aussi.

Mr. Polly2. Le livre préféré d’Orwell par Orwell : L’Histoire de M. Polly

Après quinze ans de mariage sans joie, d’indigestions chroniques et de mauvaises affaires, M. Polly décide d’en finir. Il met le feu à sa maison et part vers une nouvelle vie. C’est dans une auberge de campagne qu’il deviendra un autre homme et trouvera une sorte de bonheur.3. Œuvres biographiques

 

H.G. Wells3. Œuvres biographiques

Derrière les écrits se cachent donc H.G. Wells. Pour en savoir plus sur l’auteur en lui-même, il existe entre autres H.G. Wells: War with the World, un film BBC Two (avec Michael Sheen dans le premier rôle) ou encore H.G. Wells: Another Kind of Life, une biographie (disponible en anglais seulement) signée Michael Sherborne.

La Carte des Séries TV Britanniques

La ville où se passe l’action d’une série joue un rôle important dans les évènements qui y prennent place.

L’américain Tim Ritz a réalisé (en 2016) une carte pour les amateurs de séries TV venant du Royaume-Uni et d’Irlande. Découlant de questions venant de sa femme, le designer a ainsi fait un plan qui permet de localiser où se déroule l’action de nombreuses séries — ainsi que de savoir où elles sont filmées.

Une section séparée existe pour le Grand Londres où de nombreuses productions prennent place et ne pouvaient donc pas être bien representer en restant à l’échelle du reste de la carte.

Vous pouvez retrouver la carte sur le site de Tim Ritz. Elle est par ailleurs en vente sur le site Society6.

Carte des séries TV Britanniques

Carte TV Britannique du Nord

Carte TV Britannique de Londres

Vous pouvez compléter cet article avec la lecture du Guide Ultime des séries britanniques diffusées en 2016.

Pimm’s, le plus british des cocktails

Pimm's

Il est difficile de faire plus british que le Pimm’s. Cette marque d’alcool qui a été produite pour la première fois en 1823 par James Pimm ( qui est détenu par Diageo depuis 1997) est donc une sorte d’institution en Angleterre. Son produit le plus populaire est le Pimm’s No. 1 Cup

Une petite note d’histoire

Fils du fermier James Norris Pimm et de son épouse Susannah, James Pimm est né et a grandi à Newnham dans le Kent. Il fera ses études à Édimbourg en Écosse où il se consacrera à la théologie. Alors au début de sa vingtaine, James s’installe à Londres où il s’établit en tant que semeur de crustacés, première étape dans sa carrière dans la restauration. Pas grand-chose à voir avec la théologie donc.

James Pimm

James Pimm

Il ouvre son premier bar à huitres en 1823 qui aurait été situé en face de Buckingham Palace. La famille royale était alors des clients réguliers de son bar. Cette année-là, Pimm épouse Mary Southernden Mallery Mary. Ils auront 11 enfants, bien que peu atteindront l’âge adulte. James Pimm sera un homme d’affaires à succès, ayant développé une chaine de 5 restaurants en 10 ans.

Il développe son tonic (sa boisson à base de gin qui contient un mélange secret d’herbes et de liqueurs) pour aider à la digestion et la sert alors sous le nom de No. 1 Cup. Il se lance à partir de 1851 dans une production plus importante pour réussir à suivre les commandes qui viennent d’autres bars. Le produit est commercialisé en 1859, apparemment avec des vendeurs à bicyclette.

Pimm vend son business et le droit d’utiliser son nom en 1865. Le reste appartient donc à l’histoire, avec le développement d’une franchise et la création d’autres « cups ». La marque traversera une période difficile dans les années 1970 et 1980 qui fera que la marque finira, à coup d’entreprise rachetée par d’autres entreprises, chez Diageo.

La recette du Pimm’s

Il existe à un moment 6 variantes, chacune avec une boisson spiritueuse différente servant de base. Les numéros 2  à 5 ont été arrêtés d’être produits durant les années 70 suite à un manque de demande. Depuis 2005, il existe le Pimm’s Winter Cup qui est un dérivé du Pimm’s No. 3 Cup (à base de brandy) avec des épices et des épluchures d’orange. Cette recette est inspirée par la version de BBC.

Ingrédients

200 ml de Pimm’s No. 1
600ml limonade
Des rondelles de citron
Des rondelles de concombre
Des rondelles d’orange
Des fraises
De la menthe fraiche
Des glaçons

preparation

Dans un grand pichet rempli de glaçons, verser le sirop de Pimm’s et la limonade. Bien remuer (Tom Cruise style of course ! )
Ajouter les rondelles de citron, d’orange, de concombre, la fraise et la tige de menthe.
Mélanger avec un touilleur à cocktail et laisser reposer 5 minutes avant de le boire.

Pour une occasion spéciale, utiliser du champagne ou du prosecco à la place de la limonade.

Que veut dire Crikey ?

Crikey

Aujourd’hui fréquemment utilisé en Australie, Crikey nous vient de Grande-Bretagne. C’est à l’origine un euphémisme pour Dieu, utilisé à la place de « Christ » ou « For Christ’s Sake ! » pour éviter de blasphémer. N’oublions pas qu’il fut un temps où cela pouvait vous coûter une pièce.

Crikey était utilisé couramment en Angleterre jusque dans les années 60 en tant qu’exclamation. On considère donc aujourd’hui que le mot est employé pour exprimer un (léger) sentiment de surprise. Il n’est juste plus autant à la mode qu’avant et semble avoir perdu une partie de sa connotation religieuse.

Mon Dieu ! Oh Mon Dieu
Mince ! Mince Alors !

Crieky par Matthew Crawley